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Exposition : L'amateur d'estampes contemporaines

L'amateur d'estampes contemporaines

Du 25/09 au 30/10 - Médiathèque Jean-Jaurès
Exposition : Les œuvres sortent de leurs réserves

Les œuvres sortent de leurs réserves

Du 15/09 au 28/11 - Musée de la Faïence
Les prises de rendez-vous se font par téléphone uniquement au 03.58.58.33.33.

Centre de vaccination

Salle des Eduens - Prise de rendez-vous : 03.58.58.33.33

L'accueil de la petite faune en ville

Accueillir la petite faune en milieu urbain, un enjeu que la Ville de Nevers prend très au sérieux.
La Ville de Nevers s'est engagée à préserver toutes les formes de biodiversité. Oiseaux, rongeurs, insectes, tous, partagent avec les Neversois l'espace ligérien et l'espace urbain. Pour (re)découvrir cette nature de proximité, une seule solution : l'hospitalité. Mise à jour le 25 juin 2021.
Deux refuges LPO
 

Parmi les nombreux parcs et jardins que compte Nevers, deux sites participent désormais au programme « Refuge LPO » : le parc Rosa-Bonheur, à l’est, et le Château des Loges, à l’ouest. Ils font l’objet d’une convention d’une durée de cinq ans entre la LPO France (Ligue protectrice des oiseaux), l’association locale LPO 58 et la Ville de Nevers.

Cette dernière a été officialisée le 1er juin 2017, en présence d’Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO France et Marie-Hélène Pouzol, présidente de la LPO 58. Par cette charte, la Ville s’engage à protéger la biodiversité de proximité, à respecter les équilibres écologiques dans la gestion de ses espaces verts et à sensibiliser le grand public, ainsi que son personnel en charge de la gestion des sites.

La LPO 58 a réalisé quant à elle un diagnostic patrimonial de début de convention afin de remettre une proposition de plan de gestion intégrant un plan de valorisation faunistique et floristique.

Signature de la charte "Refuge LPO" au parc Rosa-Bonheur en présence d'Allain Bougrain-Dubourg et de la LPO 58 © Ville de Nevers

L'accueil des oiseaux
 

Trois types de nichoirs ont été installés dès 2017 sur 18 sites sélectionnés par la ville, en concertation et en suivi avec la Mela (Maison de l’environnement entre Loire et Allier) LPO 58. Des nichoirs à mésanges en grande majorité, mais aussi des nichoirs à huppes et à chouettes hulottes.

En 2020, on compte 62 nichoirs à oiseaux répartis comme suit :

  • 55 pour les mésanges ;
  • 3 pour les huppes fasciées ;
  • 4 pour les chouettes hulottes.

Fin d'année 2020 - début 2021, 55 nouveaux nichoirs ont été installés et rejoignent  à présent leurs prédécesseurs, tout en visant de nouveaux locataires :

  • 15 pour les rouges-queues et rouges-gorges ;
  • 6 pour les troglodytes mignons ;
  • 6 pour les grimpereaux des jardins ;
  • 6 pour les sittelles ;
  • 6 pour les merles ;
  • 5 pour les mésanges charbonnières ;
  • 3 pour les mésanges bleues ;
  • 2 pour les moineaux ;
  • 2 pour les chouettes hulottes ;
  • 2 pour les chouettes effraies ;
  • 2 pour les faucons crécerelles.

Les 19 sites d'est en ouest sont : le parc Rosa-Bonheur, le canal de dérivation (depuis 2021), le square Mendès-France, la promenade Victor-Guéneau, le parc Follereau, la plaine de jeux des Senets, quai de Médine, square de la Résistance, place Jean-Desveaux, square Jean-Baptiste-Thévenard, esplanade du Palais ducal, le parc Roger-Salengro, place Saint-Laurent, la promenade des remparts, le square Henri-Virlogeux, le cimetière de l'Aiguillon, le château des Loges, la coulée verte de la Grande-Pâture, la coulée verte de l'hôpital.

Ces nichoirs ont été intégralement conçus par les régies municipales, selon les plans fournis par l’association : menuiserie, serrurerie et couverture, puis pose par les trois élagueurs de la ville entre 5 et 7 mètres de hauteur. Le but étant de tenter de mesurer l’évolution de la biodiversité grâce à l’aide de LPO 58.

Les dispositifs sont d'ailleurs accompagnés de plantations aux pieds des arbres, afin de favoriser la fréquentation faunistique.

Quatre mangeoires « participatives », où chacun apporte ses graines pour nourrir les passereaux (seulement en période hivernale) sont également en cours de réalisation.

Pour l'ensemble des nichoirs (oiseaux et écureuils), le taux d'occupation était de 72 % en 2019.

Nichoir à hulotte, parc du Château des Loges © Blandine Bertrand

L'accueil des écureuils
 

Deux nichoirs sont réservés aux écureuils depuis 2017.

Pour l'« écuroduc » du parc Salengro, c’est un véritable « dialogue de conception » qui s’est opéré entre les étudiants de première année en classes préparatoires aux grandes écoles Art & Design de l'Ésaab, les services techniques de la ville, les élus et les membres de la LPO locale au cours de l'année 2017. Des esquisses au maquettages à l’échelle, les premiers ont travaillé avec créativité sur des projets d’accueil de la faune aérienne, terrestre ou souterraine, ainsi que sur un projet de signalétique sur bois.

C’est cependant le projet d'écuroduc qui a retenu l’attention des professionnels et des élus. Sorte de parcours de motricité aérien, ce dispositif a été installé par les régies municipales au parc Roger-Salengro.

Ecuroduc, parc Roger-Salengro © Élise Destrade

L'accueil des abeilles
 

La grande famille des pollinisateurs à laquelle les abeilles appartiennent est plus diversifiée que l'on pourrait le supposer (autres hyménoptères comme les bourdons, les guêpes ou encore les fourmis, mais aussi les papillons, mouches, syrphes, coléoptères, araignées,...). Chacun œuvre à sa façon et à des degrés divers à la pollinisation nécessaire à la reproduction d'une grande partie des arbres fruitiers et légumes.

Les abeilles, qu'elles soient domestiques ou sauvages (plus de 900 espèces en France), n'en restent pas moins un maillon indispensable à la survie de nombreuses espèces végétales. Menacées de disparition, en raison de l'usage intensif de pesticides néonicotinoïdes et de la destruction de leur habitat, tout comme la biodiversité de manière plus générale, la Ville de Nevers s'est engagée depuis 2019 dans plusieurs actions d'hospitalité à leur encontre, en partenariat étroit avec la Mela (Maison de l'environnement entre Loire et Allier).

  • Installation de 10 ruches "custos apium" pour les abeilles à miel semi-domestiques sur le toit de la Maison des sports (2) et de la Maison de la culture (8) en 2019. Un endroit idéal pour les ruches, puisque situées juste en face de la place de la République d'un côté et de la Loire de l'autre, deux lieux aux riches et variées floraisons. Ne reste plus, pour les abeilles, qu'à s'approprier ces nouveaux abris d'ici un an ou deux. Le remplissage des ruches se poursuit avec les essaims récupérés sur le domaine public.
  •  Installation d'une vingtaine de gîtes pour abeilles sauvages ou solitaires (nombreuses espèces comme l'osmie ou l'abeille maçonne).

Enfin, la gestion différenciée menée par le service Espaces verts avec des retards de tonte pour laisser les floraisons plus longtemps accessibles, ou encore la fauche tardive ainsi que le maintien d'îlots spontanés non fauchés, permettent d'offrir davantage de nourriture et donc de chance de survie à nos pollinisateurs.

Ruche située sur le toit terrasse de la Maison de la culture © BB

L'accueil des chauves-souris
 

Depuis janvier 2020, un site inédit est venu s’ajouter à la liste des lieux ayant vocation à accueillir la petite faune urbaine. Il s’agit du parking Pierre-Bérégovoy

Ce fut une véritable première pour un chantier de travaux publics porté par la Ville d’intégrer la thématique de la biodiversité.

Lors des travaux, une trentaine de cavités naturelles, vestiges des solives et poutres de l'ancien cinéma Le Palace, ont été découvertes et conservées, afin de perpétuer la nidification des oiseaux et 3 gîtes à pipistrelles (chauves-souris communes) ont également été intégrés dans les murs du parking.

Pour l'anecdote, les pipistrelles sont très friandes de moustiques et de carpocapses (destructeurs des pommes et des poires), ce qui font d'elles des alliées très utiles.

L'accueil des hérissons (phase test)
 

2 gîtes à hérisson ont été installés au parc Roger-Salengro et au parc Rosa-Bonheur en fin d'année 2020. Ils sont en phase de test pour le moment.

Une signalétique dédiée à la biodiversité locale
 

Grâce aux subventions « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV) dont a bénéficié la Ville de Nevers et Nevers Agglomération de 2015 à 2018, les services techniques municipaux ont travaillé à la création et au déploiement d’une signalétique mettant en avant la biodiversité locale, qu’elle soit animale, végétale ou entomologique.

Les phases de concertation et conception ont été animées par le bureau d’études Biotope, une entreprise experte en écologie, spécialisée dans l’accompagnement de projets, dans une démarche souhaitée de co-construction avec de nombreux acteurs impliqués localement dans le domaine de l’environnement. Le rôle de ce dernier va même plus loin puisqu’il assure un suivi scientifique des actions menées par la Ville, tout en apportant diagnostic, conseils et éléments de mesure de l’évolution de la biodiversité.

Douze espèces, ainsi que deux milieux ont été sélectionnés pour lintégrer cette signalétique. Il s’agit du cœur de ville et – bien entendu ! – des bords de la Loire.

Cette signalétique s’inscrit dans le cadre d’une politique menée depuis 2014 par la Ville de Nevers en faveur de la protection et du maintien de la biodiversité locale (statut de Refuge LPO pour le parc Rosa-Bonheur et celui du château des Logesdéveloppement de l’Espace-test maraîcher bio de la Baratteparticipation au concours « Capitale française de la biodiversité »).

Pour rappel, les subventions TEPCV ont permis de financer des projets de requalifications paysagères et de végétalisation un peu partout dans la Ville, ainsi que la rénovation énergétique de la Maison de la culture.

Totem situé à proximité du pont de chemin de fer, dédié à la biodiversité ligérienne, route des Saulaies © BB

Sensibiliser pour mieux respecter son environnement
 

Les Journées Rivières Vivantes sont organisées sur le territoire par la Ville de Nevers, depuis 2000 et Nevers Agglomération, depuis 2005, en collaboration avec de nombreuses associations locales.

L’objectif est d’initier les enfants des écoles participantes à l’étude de la faune et de la flore présentes aux abords des rivières et de la Loire, et de les faire réfléchir aux enjeux liés à la préservation de cet écosystème.

Par ailleurs, des écoles de Nevers (Territoire à énergie positive pour la croissance verte) ont participé en 2017 à l’appel à projet « 10 000 coins nature dans les écoles », initié par le ministère de l’Environnement. Il consiste à favoriser l’accueil de la faune dans les écoles.

Journées Rivières vivantes (2017) © Sarah Belin

L'Hôpital Faune Sauvage - Centre France
 

Rapace percuté par une voiture, écureuil qui semble blessé, bébé hérisson qui semble orphelin… Même en milieu urbain, nous sommes confrontés un jour à un animal sauvage en détresse. Alors que faire ?

Appeler le numéro d’urgence de l’Hôpital Faune Sauvage (HFS) – Centre France, basé à Mornay-Berry, au 06.64.41.67.34, pour une prise de renseignements, puis une prise en charge efficace et adaptée de l’animal si nécessaire. Attention, tout animal semblant en détresse… ne l’est pas forcément ! N’hésitez pas d'abord à vous renseigner auprès de professionnels, avant de faire quoi que ce soit.

Lorsqu'il s'agit d'un oiseau, pensez également à contacter la LPO 58 au 07.82.60.81.83.

► Article Un hôpital moderne au service de la faune sauvage (juin 2021)

 

En savoir plus

► page L'île aux sternes
► page Natura 2000
Journées Rivières vivantes

► Article Un hôpital moderne au service de la faune sauvage (juin 2021)
► Article Nichoirs sur rues, plaines et parcs (décembre 2020)
► Article De l'utilité des nichoir (février 2020)

 

 

Hôpital Faune Sauvage - Centre France

 

LPO 58

18 place de l’Église
58180 Marzy