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Nichoirs et abris bien adoptés

Entretien annuel d'un nichoir mené par Romain Gelos (2019).
D’ici cette fin d’année, la Ville de Nevers comptera 116 nichoirs à oiseaux et 7 abris à écureuils, chauves-souris et hérissons répartis sur 27 sites bien identifiés. Avec un taux d’occupation de 78 % en 2020, ces derniers prouvent plus que jamais leur utilité.

Un suivi scientifique annuel

 

Depuis 2017 et la création des premiers nichoirs, l’hospitalité envers la petite faune reste l’un des engagements phares de la Ville de Nevers. Elle est épaulée dans cette mission par la MELA (Maison de l’environnement entre Loire et Allier), par le truchement de Romain Gelos, mandaté par la collectivité, qui mène un travail conséquent et précieux d’inventaire, d’analyse des espèces en présence et d’entretien de l’ensemble des nichoirs et abris depuis trois saisons. Le pilotage est assuré par Valéry Chambenois, éco-conseiller du Laboratoire des Projets et des Innovations (Incubateur des Projets durables). La LPO 58 (Ligue de Protection des oiseaux), autre partenaire de la Ville dans ce domaine, apporte aussi ses conseils au début de la mise en place de ce dispositif. Cette dernière accompagne par ailleurs la Ville dans le suivi biodiversité du parc Rosa-Bonheur et du parc du Château des Loges, dans le cadre du programme « Refuge LPO ».

 

« Après le volet opérationnel de création, de déploiement, d'entretien et de suivi des nichoirs, combiné à une véritable politique d'accueil menée envers la petite faune qui sont bien établis, notre ambition est désormais tournée vers la mobilisation des habitants. Nous souhaitons lancer prochainement un appel à participation citoyenne auprès des particuliers détenteurs de nichoirs afin qu'ils nous aident à observer et à comptabiliser les espèces présentes chez eux », explicite Anne Wozniak, adjointe déléguée à l'Environnement naturel et à l'Urbanisme.

123 nichoirs et abris d’ici la fin de l’année sur l’ensemble de la ville

 

Début 2020, 63 nichoirs et abris "faits maison", c'est-à-dire créés par les services techniques municipaux, sont répartis sur l’ensemble de la ville, dont 2 dédiés aux écureuils et 3 aux chauves-souris. Le bilan 2019-2020 a mis en évidence l’intérêt de diversifier les espèces cibles ce qui a conduit à l’installation d’une nouvelle série de 42 nichoirs pendant l’hiver 2020-2021. En cette fin d’année 2021, 18 nichoirs et abris vont venir compléter le dispositif qui couvre désormais la quasi-totalité des espaces publics de la ville. Au final, à la fin de la saison hivernale 2021-2022, on comptera 123 nichoirs « bed and breakfast  » sur la ville de Nevers, répartis sur 27 sites différents.

Un taux d’occupation très satisfaisant

 

L'année 2020 a été plus clémente envers nos compagnons à plumes et à poil que la saison précédente. En effet, le taux d'occupation atteint 78 % (contre 72 % en 2019) avec un pic à 82 % détenu par les mésanges. Parmi les espèces les plus demandeuses en plus de ces dernières, on retrouve les chouettes hulottes, les huppes fasciées et même les écureuils. « Notre objectif est d'atteindre une grande diversité d'espèces présentes sur le territoire, ce qui s’explique par un large maillage du territoire au niveau de l'implantation des nichoirs, mais aussi par notre choix de diversifier les formes de nichoirs ou d'abris », insiste Anne Wozniak. La mortalité des oisillons a par ailleurs connu une forte baisse : 19 oisillons recensés en 2020 contre 65 en 2019, tout comme les nids concernés par ces mortalités : 20 % en 2020 contre 58 % en 2019. Ce constat s’explique par une météo plus favorable que l’année précédente, avec peu d’épisodes caniculaires.

De l'intérêt des nichoirs et de leur entretien en milieux urbanisés

 

L’absence d’habitat et de supports naturels en milieu urbain, comme les vieux arbres ou les haies bocagères, constitue un frein à la présence d’une diversité d’oiseaux en ville. Même si certaines espèces ont pu s’adapter à la forme urbaine, la création de nichoirs, constitue une aide importante à leur développement et participe donc à l’amélioration de la biodiversité au sein du tissu urbain. À proximité de leur implantation, la présence de végétation arbustive ou arborescente, d'origine locale de préférence, lieux de développement de nombreux insectes et fournisseurs de graines ou de fruits, est indispensable pour assurer une ressource en nourriture suffisante pour les adultes et leur progéniture.

L'entretien des nichoirs consiste principalement à les débarrasser de leurs anciens nids. Il est important de faire place nette pour les prochains arrivants pour diverses raisons : habitabilité, hygiène, etc.. Cette visite permet également de faire un point sur l'état général du nichoir et d’envisager des réparations si nécessaires. Il permet enfin de connaître le taux d’occupation et apporte d’autres informations qui donnent des indices sur la qualité du milieu environnant.

Les nichoirs sont visités généralement dans le courant de l'automne-hiver. Cette période est propice à l'entretien car les nichés sont terminées et les nichoirs ne sont plus occupés. Cet entretien nécessite des outils simples à savoir une échelle pour l’accès au nid, une spatule pour retirer les nids et un pulvérisateur avec du vinaigre blanc pour les désinfecter. Chaque observation est notée et reportée dans un tableau de suivi.

Si vous levez les yeux, vous pourrez les observer dans le centre-ville mais aussi en périphérie, dans les parcs ou les squares.