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Exposition Survage

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Le Banlay

Église Sainte-Bernadette du Banlay © Ville de Nevers
Du Banlaeyum de 1355 au quartier actuel du Banlay, le visage de cette "banlieue" s’est profondément transformé.

Histoire du quartier

Au XVIIe siècle, le quartier était composé de terres et vignes sur lesquelles les Jésuites de Nevers prélevaient une redevance. Ce quartier, aujourd’hui délimité par le boulevard Mal Juin, la rue des Chauvelles et la rue Jean Gautherin, est marqué par la coexistence de trois types de paysages renvoyant à ses différentes époques de "construction".

Le Banlay rural et pavillonnaire

Sur les plans de 1887 et 1911 l’urbanisation est quasi inexistante. L’occupation du sol est alors dominée par des cultures maraîchères et viticoles. Le Banlay conserve cet aspect semi-rural jusqu’aux années 1960, laissant de nombreuses traces. La voirie ancienne, dont la toponymie renvoie à l’histoire ou à son origine rurale, structure encore fortement le quartier. Les voies rayonnantes (rue du Banlay, anc. chemin vicinal n°27 et rue de Parigny, anc. chemin vicinal n°3) sont les anciens accès au centre et liaisons avec les bourgs voisins. Les voies concentriques ont structuré le faubourg naissant, en définissant les îlots. La rue des Tailles, anc. chemin vicinal n°23 dont le nom rappelle une ancienne mesure de pré, avec son tracé sinueux et ses murs clos, évoque ainsi un paysage qui est le vestige du passé. Le carrefour des Charmilles, au nom récent, est indiqué sur la carte de 1853 par le simple "Carrefour".

Les pavillons, selon leur période, se différencient entre petites demeures bourgeoises de plus ou moins bonne qualité (rue des Tailles) et chalets pittoresques (rue du Banlay). L’ensemble forme un paysage singulier du fait d’une architecture propre et de la présence d’éléments secondaires d’accompagnement (portail, murs clos et jardins à la végétation parfois abondante).

Les opérations d’urbanisme depuis la fin des années 1950

En 1950, une enquête évalue les besoins de Nevers à 1 000 logements, en raison des destructions de 1944 et des logements insalubres dans le quartier des Pâtis. En 1954, les constructions commencent, d’abord rue des Gonzague puis aux Montôts.

Dès la fin des années 1950, la construction massive de logements sociaux est engagée au plan national, facilitée par l’industrialisation du bâtiment et la législation sur les ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) de 1958. A Nevers, ces opérations ont été précédées d’une réflexion sur l’aménagement de la ville avec le Plan Lopez en 1946. Celui-ci définit pour le Banlay les grandes lignes d’aménagement du quartier. Entre 1955 et 1970, 1300 logements sociaux répartis dans 30 immeubles sont réalisés.

Le quartier est doté d’une chaufferie urbaine et de deux écoles, la cité scolaire (deux lycées et un collège) terminant l’extension nord de la zone jusqu’en limite de commune. Il s’y ajoute ensuite des formations supérieures et des administrations de l’Education Nationale. Un centre commercial et quelques boutiques viennent aussi compléter l’habitat. Dans les années 90, une opération permet la réhabilitation de l’ensemble des logements sociaux et de leurs abords, l’aménagement de parvis devant les lycées et du rond-point Bd St-Exupéry signalé par la Tour de Lumière, ainsi que la transformation de la halte-garderie.

Un paysage urbain, reflet de son époque 

Le Banlay récent regroupe différents types de bâtiments : logements à coursives (imp. Buffon), nombreuses barres basses de 4 ou 5 étages, quelques tours (rue Flaubert et imp. Stevenot) qui marquent fortement le paysage et les barres hautes du "Banlay Nord" sur le coteau de la rue Guynemers.

La volonté initiale de loger un grand nombre de personnes s’est aussi accompagnée du souci d’un cadre de qualité : circulation de l’air et de la lumière entre les immeubles, sol libre pour tous au pied des barres avec des espaces verts, permis par un rejet de la circulation à l’extérieur des îlots d’habitation. Ces formes urbaines constituent un modèle caractéristique de l’urbanisme contemporain et participent d’une culture urbaine commune.

En outre, si les grands ensembles sont aujourd’hui une forme qui existe à la périphérie de toutes les villes et présente une architecture répétitive, ce n’est pas un habitat "banal". Habitat de qualité "exceptionnel" pour l’époque, il a symbolisé pendant longtemps une accession au confort.

Les établissements, instances et services publics du quartier

 

Un monument remarquable

En savoir plus

Le Banlay fait partie des quatre quartiers prioritaires de la Politique de la Ville qui disposent d'un conseil citoyen : voir carte

 

Mairie de proximité Nord (Banlay)
4, rue Ernest-Renan
Tél. : 03.86.68.43.11.
Mail : mairie.quartiernord@ville-nevers.fr
Ouverte tous les matins, sauf week-end, de 8h30 à 12h30