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Une journée sur le thème de la justice sera l'occasion de revenir sur l'histoire du Palais ducal.

Délits, énigmes…

Samedi 24 février, au Palais ducal
Les acteurs de la santé dans la Nièvre se retrouveront pour des états généraux à la MCNA.

Rendez-vous à la MCNA jeudi 1er mars

Découvrez la grande exposition itinérante consacrée au grand peintre russe Léopold Survage.

Exposition Survage

Jusqu'au 29 avril au Musée de la Faïence et des Beaux-Arts

Champs-Pacaud - Mouësse

Il y a le petit et il y a le grand !  Les Mouësse vont en effet par deux, ce et depuis bien longtemps,

On trouve d’abord, faisant suite à la rue de Nièvre, la rue du Petit Mouësse qui s’étire jusqu’à la Place du 1er Régiment du Morvan pour ensuite s’effacer devant le Faubourg du Grand Mouësse, lequel s’achève au niveau du canal de dérivation.

Sous des orthographes différentes, l’appellation « Mouësse », fort ancienne et déjà utilisée au 13e siècle, révèle l’aspect fréquemment revêtu par le quartier autrefois : un quartier à tout le moins « mouillé » quand il n’était pas marécageux. Cette humidité récurrente est due à la présence de plusieurs voies d’eau qui traversent ou passent à proximité du faubourg de Mouësse : la Nièvre, l’Eperon et la Loire dont les débordements ont laissé leur empreinte sur les murs des maisons comme dans les mémoires.

On parle ainsi, en novembre 1790, d’une « crue  prodigieuse » durant laquelle, trois jours durant, on ne peut quitter le Mouësse qu’en bateau « pour se rendre à la ville » ! Le 19e siècle apportera une réponse à ces difficultés constantes en aménageant la dérivation de la Nièvre et en construisant la digue Nevers-Saint-Eloi.

Le temps des lépreux 

Le Mouësse s’est développé autour d’un établissement religieux, une léproserie dédiée à Saint-Lazare. Sa fondation serait le fait d’Hériman, évêque de Nevers de 840 à 860 ; une charte datée de 849 mentionne en effet la création huit ans plus tôt d'un hôpital en dehors de la cité, Saint-Lazare, cœur du village de Moësse-lez-Nevers et dont la chapelle, progressivement, deviendra église paroissiale.

Mais peu à peu, la lèpre disparaît. Les biens de la maladrerie, après avoir été répartis entre le curé de la paroisse et le commandeur de l’ordre de Saint-Lazare seront loués à divers utilisateurs : laboureurs et jardiniers.

Au XVIIIème siècle, les registres de la paroisse sont émaillés des réflexions des curés à propos des méfaits causés aux semailles ou aux récoltes par les intempéries. Ils s’interrompent définitivement en avril 1791 quand la paroisse est supprimée et rattachée à celle de Saint-Étienne. En septembre de la même année, l’église, dépossédée de son clocher, est vendue comme bien national puis reconvertie au XIXème siècle en auberge : « Au bon Saint-Lazare », rebaptisée plus tard « À la croix Saint-Lazare ».

Un faubourg actif 

Devenu faubourg de Nevers, l’ancien village de Mouësse entre dans l’ère industrielle. Les Aciéries du Centre s’y installent et Gabriel Valette y fait prospérer les usines d’engrais chimiques de la Brûlerie rachetées ensuite par la Société Kuhlmann. Peu à peu, les « mangeux d’ail » [maraîchers] cèdent la place aux ouvriers : ajusteurs, électriciens, polisseurs…

On commence à entendre le sifflet strident du pittoresque Tacot, on ouvre des garages, des écoles sont construites, l’Eperon canalisé souterrainement et en 1965, l’abattoir municipal est mis en service.

Tous ces changements qui, s’ils ont modifié en profondeur l’aspect du quartier, n’ont pas fait disparaître complètement son origine : il reste en effet des traces de l’ancienne maladrerie et le caractère rural des lieux se retrouve encore dans le nom de certaines rues ou dans les nombreux jardins qui se cachent derrière les habitations.