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Rendez-vous au centre-expo les 16 et 17 novembre prochain pour le Salon de la Basse-cour et de la Biodiversité.

Salon basse-cour et biodiversité

16 & 17/11, Centre-expo
Exposition "Vaisselle en terre cuite à Neubrandenburg au XXe siècle", musée de la Faïence et des Beaux-arts, du 18/09 au 29/12/2019.

Expo vaisselle en terre cuite

18/09 > 29/12 - Musée de la Faïence
Découvrez les mille et une facettes du trompe-l’œil avec l'exposition temporaire du musée de la Faïence et des beaux-arts Frédéric-Blandin.

Expo trompe-l'oeil contemporains

5/10 > 29/12 - Musée de la Faïence et des Beaux-arts

Ancienne forge à canons et manutention militaire

Vue aérienne de l'ISAT aujourd'hui
Ces bâtiments aujourd'hui occupés par l'Institut supérieur de l'automobile et des transports (ISAT) ont une histoire liée à la Révolution française, au XIXe siècle et à l'architecture industrielle.

De la fonderie à canons à la manutention militaire

Du couvent des Capucins, fondé en 1601 sur ce site, en bordure de Nièvre, il ne reste aucun vestige. Les bâtiments sont réquisitionnés en 1793 par Fouché pour la création d’une fonderie de canons. Un four à réverbère est construit dans l’église et une grande halle de 200 mètres de long sur 25 de large, recouvre par la suite les vestiges du couvent. Sur sa façade sud en bordure de Nièvre, quatre roues entraînaient les mécanismes nécessaires au percement des futs de canons : 600 étaient construits chaque année pour la marine. Dans la seconde moitié du XIXe siècle une seconde halle en fer riveté est construite de l’autre côté de la Nièvre. En 1879, les services de l’Intendance militaire occupent le site qui comptera jusqu’à 35 bâtiments sur 9 hectares. La manutention utilise le courant de la Nièvre pour actionner la meunerie et une batterie de fours produit le pain de guerre et les biscuits. Plus tard on y prépare aussi les boites de rations qui seront encore utilisées lors de la Guerre du Golfe.

 

La reconversion architecturale pour l'ISAT

En 1993, l’armée rétrocède le terrain au ministère de l’enseignement supérieur. L’architecte Denis Froidevaux intervient alors sur le site pour l’adapter à ses nouvelles fonctions universitaires. Les anciens ateliers des forges, représentatifs de l’architecture industrielle du XIXe siècle, sont conservés et leurs structures internes de fer et fonte sont mises en valeur (fermes palonceaux, poitrails en fer rivetés, poteaux doriques et chapiteaux à volutes). La grande halle et la halle de fer sont ainsi aménagées pour accueillir salles de cours, labos de recherche et d’expérimentation, ateliers de travaux pratiques et bancs d’essais. Le dégagement des bâtiments de la manutention permet d’ouvrir le site sur la Nièvre avec la création d’un campus paysager ; tandis la place du Martelet, agrandie après destruction du mur de clôture, devient un parvis en pente douce qui conduit du faubourg à l’entrée de l’école.

Structure intérieure © Pascale François