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Une journée sur le thème de la justice sera l'occasion de revenir sur l'histoire du Palais ducal.

Délits, énigmes…

Samedi 24 février, au Palais ducal
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Rendez-vous à la MCNA jeudi 1er mars

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Exposition Survage

Jusqu'au 29 avril au Musée de la Faïence et des Beaux-Arts

La porte de Paris

porte de Paris, vue de la place de la Résistance
La porte de Paris, classée au titre des monuments historiques en 1930, signale l’entrée Nord de la ville médiévale de Nevers, au niveau de l’ancienne porte des Ardilliers.

Bâtie au milieu du XVIIIe siècle, elle reprend la typologie
des portes en arc de triomphe que l’on retrouvait tout autour de Paris notamment. Elle constitue aujourd’hui un rare témoignage de l’empreinte royale sur l’ancienne capitale du duché de Nevers, ainsi que des destructions révolutionnaires.

C’est en 1734 que l’ancienne porte médiévale des Ardilliers, qui fermait la route de Paris, fut démolie sous le consentement de Louis-Jules Mancini-Mazarin, duc de Nevers, afin d’être remplacée par un nouveau monument au goût du jour. La condition était que le nouvel édifice portât les armes du duc.

A partir de 1742, commença la construction de la nouvelle porte, prenant la forme d’un arc de triomphe à l’antique, dans l’esprit de la porte Saint-Denis de Paris. Après la victoire de Louis XV à Fontenoy en 1745, l’édifice encore en construction devient un monument commémoratif et se trouve couronnée d’un grand
trophée militaire aux armes de France.

Voltaire, historiographe du roi, est alors chargé de rédiger les vers qui ornementeront le monument :

"Dans ces temps fortunés de gloire et de puissance,
Où Louis, répandant les bienfaits et l'effroy,
Triomphait des Anglois aux champs de Fontenoy
Et faisait avec lui triompher la clémence,
Tandis que tous les arts, aimés et soutenus,
Embellissoient l'Etat que sa main sceut deffendre,
Tandis qu'il renversoit les portes de la Flandre
Pour fermer à jamais les portes de Janus,
Les peuples de Nevers en ces jours de victoire
Ont voulu signaler leur bonheur et sa gloire.
Etales à jamais augustes monuments
Le zèle et la vertu de ceux qui vous fondèrent,
Instruises l'avenir, soyes vainqueurs du temps
Ainsi que le grand nom dont leurs mains vous ornèrent."
Epitaphe de la Porte de Paris
Épitaphe sous la porte de Paris © Blandine Bertrand

 

Après l’assassinat le 20 janvier 1793 de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, juge de Louis XVI, par le garde Pâris, la porte de Paris fut quelque temps appelée Porte Lepeletier. Peu après on plaça sur la porte un panneau portant cette inscription : «La nature, la raison, les mœurs, la liberté sont les divinités de ce pays ». Par la suite, en application du décret du Comité de salut public du 14 ventôse, an II, la municipalité entreprend la destruction de tous les reliefs représentant « les fleurs de lys, armes et statues des tyrans » pour une somme de 107 livres. Une grande partie des sculptures est irrémédiablement perdue.

Depuis la porte n’a que peu évoluée, et a fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration.