Un choix qui doit être partagé avec ses proches
Le don d’organes est un acte de solidarité qui sauve des vies. Ce geste altruiste permet à des personnes greffées de continuer à vivre ou de retrouver une meilleure qualité de vie. Pourtant, le manque de donneurs reste une réalité préoccupante. Plus inquiétant encore, le taux d’opposition au don d’organes ne cesse d’augmenter ces dernières années, notamment chez les 18-35 ans, souvent par méconnaissance du sujet.
Taux d’opposition en hausse
Face à ce constat, l’association France ADOT, présente dans la Nièvre depuis 40 ans, en partenariat avec la Coordination hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus du Centre hospitalier de l’agglomération de Nevers, multiplie les actions de sensibilisation à travers tout le département.
Le premier message qu’ils souhaitent transmettre est essentiel : communiquer son choix à ses proches. Lorsqu’un décès survient, les équipes médicales échangent systématiquement avec la famille. Dans ces moments particulièrement difficiles, les proches sont souvent démunis et ignorent la volonté du défunt. En cas de doute, aucun prélèvement n’est réalisé, alors même que la personne n’était peut-être pas opposée au don.
En parler avec ses proches
Parler de sa décision avec ses proches reste donc primordial. Il est possible d’exprimer son choix oralement, ou mieux encore, par écrit. En cas de refus, chacun peut également s’inscrire sur le registre national des refus, consulté par les équipes soignantes au moment du décès. Cette démarche permet à la famille de respecter la volonté du défunt sans doute ni culpabilité.
1 donneur peut sauver plusieurs vies
Le don d’organes consiste à prélever un ou plusieurs organes ou tissus sur une personne afin de les greffer à un malade dont les organes ne fonctionnent plus correctement. Les organes les plus fréquemment transplantés sont le cœur, les reins, le foie, les poumons et le pancréas. Certains tissus, comme la cornée, la peau peuvent également être donnés.
Un seul donneur peut sauver jusqu’à huit vies. Les prélèvements sont réalisés après le décès du donneur et uniquement à des fins thérapeutiques ou scientifiques.
En France, en 2025, 6 148 greffes ont été réalisées, alors que 23 394 personnes étaient en attente d’une transplantation. Chaque année, près de 1 000 personnes décèdent faute d’avoir reçu une greffe à temps.
Les causes de cette pénurie sont multiples : manque d’information, hésitations des familles, croyances culturelles ou religieuses, mais aussi craintes liées à la procédure médicale.
Sensibilisation
Retrouvez France ADOT et l’équipe de la Coordination hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus du Centre hospitalier de l’agglomération de Nevers au Palais ducal de Nevers pour une exposition photo visible du 23 au 26 juin ainsi que pour une conférence le 25 juin, à 18 h.
Par ailleurs, à l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le 22 juin, un monument emblématique de Nevers — la Porte de Paris — sera illuminée en vert pour marquer cette mobilisation.
Sur demande, les équipes interviennent également dans les établissements scolaires et d’enseignement supérieur auprès de publics adultes (entreprises, collectivités, associations, mutuelles…) afin d’informer, d’échanger et de sensibiliser au don d’organes, dans le but de lever les idées reçues et les éventuelles barrières.
Renseignements :
France ADOT 58 : franceadot58@gmail.com
Coordination hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus du Centre hospitalier de l’agglomération de Nevers : 06 89 38 94 31