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Archives départementales

Les archives départementales, créées à la fin du XVIIIe siècle, apportent aux particuliers aussi bien des éléments pour la justification de leurs droits, que la possibilité de venir faire des recherches historiques ou personnelles. Elles constituent un service du Conseil départemental.

Historique

Une maison pour les archives

Mises en place par la loi du 5 brumaire an V, les archives départementales ne se sont constituées comme service que progressivement dans la première moitié du XIXe siècle. Une étape en a été la professionnalisation – Georges Eysenbach est, en 1842, le premier archiviste départemental issu de la toute jeune École des chartes. Une autre en a été la conquête difficile de locaux de conservation et de travail spécifiques.

En effet, dans le premier temps de leur existence, les archives départementales suivent les services de la préfecture dans leurs mouvements, s’installant d’abord au palais épiscopal (actuel tribunal) puis après 1829 à l’Hôtel des Champs (actuelle préfecture). Ces transferts successifs, dans des locaux peu adaptés, entraînent des pertes (des documents conservés dans les combles ont été vendus à l’encan, causant la perte irréparable d’une partie des archives anciennes du département) et des désordres (au palais épiscopal le poids du papier cause l’effondrement d’une voûte et aggrave la confusion des liasses).

Les archivistes se battent pour obtenir plus d’espace, s’installant dans l’ancien appartement du secrétaire général, et apprennent à vivre avec les risques d’inondation et d’incendie. Henri de Flamare puis Paul Destray défendent la nécessité d’un bâtiment spécifique, mais un projet de 1888 reste sans suite ; une nouvelle tentative, interrompue par la guerre de 1914-1918 pendant laquelle Destray est mobilisé, peine à se concrétiser : en 1921, est décidé le principe de l’installation des bureaux des archivistes à la chapelle des Ursulines (actuel siège du conseil général) et de la construction d’une annexe pour le stockage des documents, mais Destray doit arguer des risques accrus d’incendie et du manque cruel de place alors que les versements d’archives se multiplient pour qu’une étape décisive soit franchie.

Le bâtiment de 1924

En mai 1924, l’assemblée départementale décide enfin la construction d’un nouveau dépôt d’archives dans le jardin des Ursulines. La Société moderne d’entreprises, sise à Paris, remporte l’adjudication des travaux, sur un projet élaboré par l’architecte départemental Jean Georges. Il consiste en fait en un bâtiment principal, de 66 par 14 mètres, sur trois niveaux, entièrement dédié à la conservation des documents, avec une capacité prévue de plus de 12 kilomètres linéaires. Il est techniquement avancé pour l’époque : structure en béton armé et couverture en zinc, équipement en rayonnages métalliques aux tablettes amiantées, mais l’éclairage naturel, par de grandes baies vitrées, est préféré à toute alternative, le souci premier restant d’écarter tout risque d’incendie. Un pavillon administratif, donnant rue Charles-Roy et abritant les locaux de travail (bureau de l’archiviste en chef, salle de tri... mais pas de salle de lecture !) complète le dispositif. Les travaux du bâtiment principal sont achevés en 1927, alors que s’effectue en parallèle le déménagement progressif des fonds dispersés encore dans plusieurs bâtiments de la préfecture ; le pavillon administratif n’est prêt qu’en 1932. Entretemps Paul Destray, décédé en 1929, a été remplacé par André Biver, dont l’une des premières préoccupations est de renforcer la sécurité des lieux et d’améliorer les conditions de conservation : un aspirateur est acquis pour les archives, mais la pose des prises électriques se négocie alors difficilement.

L’aménagement de 1976

Le bâtiment est épargné par les bombardements de 1944. André Biver puis Bernard de Gauléjac poursuivent la modernisation de l’équipement : électrification, installation d’un monte-charge. Le regret porte surtout sur l’absence de locaux dédiés à l’accueil d’un public de plus en plus diversifiées. Madeleine Chabrolin, directrice depuis 1969, parvient grâce au préfet Gandouin à obtenir un réaménagement du rez-de-chaussée, pour la création d’une véritable salle de lecture et d’un espace polyvalent qui peut être utilisé par le tout nouveau service éducatif des archives départemental. Après ces travaux finis en 1976, le visage du bâtiment rue Charles-Roy est profondément modifié : le pavillon administratif est rasé, les espaces verts mal entretenus, refuges des écureuils, déjà réduits par la construction en 1965 d’un petit bâtiment pour le centre de documentation pédagogique de la Nièvre, sont remplacés par un parking. Mais les contraintes du bâtiment de 1924 demeurent : les espaces de conservation ne sont plus adaptés aux normes contemporaines de conservation, notamment en matière de stabilité climatique. L’installation de rayonnages plus compacts retarde plutôt qu’il ne résout la saturation du bâtiment, alors que s’étoffe en parallèle l’équipe des archivistes et augmente la fréquentation par le public. Dès les années 1980 la question d’une extension est posée.

La création du Centre des archives historiques de la Nièvre

Le préprogramme puis le programme du CAHN, élaborés en 2004, sous l’impulsion d’Anne-Marie Chagny, et validés par la direction des archives de France, conduisent à un concours d’architecte restreint, sur esquisse.

La proposition de Patrick Mauger est retenue en octobre 2005. Le parti choisi par l’architecte parisien est, tout en réhabilitant le bâtiment ancien, de l’enchâsser entre deux extensions dont l’apparence bien distinctes démontre la complémentarité des fonctions, entre missions de conservation et de communication des archives. À l’arrière, il s’agit de disposer de nouveaux magasins de conservation, d’une capacité de plus de 30 kilomètres linéaires, dans un environnement climatique optimal, d’où une construction entièrement aveugle.

Les exigences du développement durable rejoignent ici celles de la conservation des documents, à la recherche de la plus grande stabilité climatique autour de niveaux de température et d’humidité optimaux, par les moyens les plus naturels possibles (sans système de climatisation, par exemple).

Les murs du centre des archives historiques sont donc conçus sur le principe d’une succession de « peaux » (brique, béton, isolant, pierre) séparés par des vides d’air, afin de garantir une parfaite isolation. À l’avant, à l’inverse, la volonté d’accueil et d’ouverture des archives est rappelées par la façade vitrée d’une extension qui abrite salles de lecture, de conférence, d’exposition, du service éducatif, ainsi que les bureaux du personnel.

Entre les deux, le bâtiment ancien, rénové, continue d’accueillir des magasins de conservation ainsi que des espaces de travail (ateliers de restauration légère, numérisation, dépoussiérage). Le nouveau bâtiment accueillera, outre les archives départementales, les fonds historiques de la Ville de Nevers.

Le 1% artistique

L’architecte Jean Georges avait donné une touche « arts déco » au bâtiment de 1924 par la pose en façade de motifs en mosaïque. Pour le Centre des archives historiques, le comité artistique a retenu la proposition de Claire Maugeais au titre du « 1 % », c’est-à-dire la commande obligatoire d’une décoration pour tout projet de construction publique, en vue de promouvoir les artistes contemporains. Claire Maugeais est diplômée de l’école des Beaux-arts d’Angers (1988). Elle est aujourd’hui professeur à l’école des Beaux-arts de Nantes. À Nevers, l’œuvre est intégrée aux pignons de l’extension vitrée rue Charles-Roy, constituée d’un mur-rideau en verre extérieur collé. Elle évoque les dimensions numériques des archives (diffusion par la numérisation et la mise en ligne, enjeu de l’archivage électronique) par un circuit imprimé stylisé et coloré, qui a déjà suscité les comparaisons avec le centre Pompidou ou les nouveaux vitraux de la cathédrale de Nevers. La ligne graphique du site des archives départementales, reprenant la typographie de la mosaïque de 1924 revisitée en s’inspirant de la texture et des couleurs de cette façade, associe virtuellement ces deux œuvres de presque un siècle d’écart.

Les activités et objectifs

Conseiller et contrôler

Intervenir en soutien des communes et de tous les services publics (État, collectivités, hôpitaux, notaires…) pour faire des diagnostics, donner des conseils aux élus et vérifier l’application des règles en matière d’élimination. En effet, la gestion des archives est soumise au contrôle scientifique et technique de l’État, représenté par le directeur des archives départementales.

Collecter 

Veiller au versement des archives publiques, c’est-à-dire les documents qui proviennent de l’activité de l’État, des collectivités locales, des établissements publics mais aussi des notaires.
Susciter les dons et les dépôts d’archives privées provenant de particuliers, de familles, d’associations et d’entreprises.

Conserver 

Assurer la conservation matérielle des archives, constituées le plus souvent de documents uniques, dans les meilleures conditions.

Classer 

Rendre les archives accessibles au public par un travail de tri et de classement aboutissant à l’élaboration d’instruments de recherche (inventaire, répertoires, fichiers, base de données).

Communiquer 

Mettre à la disposition du public, en salle de lecture et sur le site internet, les archives classées.
Les chercheurs et étudiants y trouvent les sources pour leurs travaux historiques, les particuliers et les administrations les documents nécessaires à l’établissement de leurs droits, les généalogistes et amateurs d’histoire locale y puisent les éléments nécessaires à leurs recherches.

Développer un rôle pédagogique et culturel 

Le service éducatif animé par un professeur de l’Éducation Nationale et une animatrice culturelle, a pour mission de mettre en contact le public scolaire et associatif avec les archives.
Grâce à différents supports (dossiers pédagogiques, expositions itinérantes…), il montre comment les Nivernais ont vécu les diverses périodes qui ont marqué notre histoire en proposant des séances de travail et des ateliers.

Les archives départementales organisent des expositions et des conférences souvent en partenariat avec différentes institutions et associations culturelles du département.
Elles organisent des visites guidées sur demande et participent aux Journées du Patrimoine.

 

En savoir plus

Centre des archives historiques de la Nièvre
1, rue Charles-Roy
58000 Nevers
Tél. : 03.86.60.68.30.
Mail : archives@nievre.fr

 

Horaires d'ouverture
Du mardi au vendredi
9h - 12h et 13h30 - 17h30
Fermées les samedi, dimanche et lundi