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Un été à Nevers, baignade en eau vive et animations à gogo.

Un été à Nevers 2018

Du 2 juillet au 30 août
Les Zaccros ont la frite pour leur 19e édition !

Les Zaccros

Du 2 au 8 juillet - Nevers Agglomération
Braderie et vide-dressing ne feront plus qu'un le 1er juillet prochain.

Braderie / vide-dressing

Dimanche 1er juillet, 9h-19h (centre-ville).
Mardi 13 mars 2018

Une soirée pour rire et réfléchir

La Ville de Nevers avait ouvert les portes de la salle du conseil municipal pour la soirée de France Victimes 58 en faveur des droits des femmes.
Avec des saynètes et des chansons, de l'espoir et de la joie, la Journée internationale des droits des femmes a été célébrée, jeudi 8 mars, par France Victimes 58 Andavi. Une première volontairement optimiste dans un lieu symbolique, la salle du conseil municipal de Nevers.

L'égalité entre les hommes et les femmes, aucun des spectateurs de la soirée de France Victimes 58 Andavi (voir ci-contre) ne la verra de son vivant. Pas même le plus jeune, ni ses éventuels petits-enfants : "Au train où vont les choses, il faudra attendre 2234 pour que l'égalité soit acquise", a rappelé Gilles Strecker, directeur adjoint de la direction départementale de la Cohésion sociale et de la sécurité des populations (DDCSPP), service de l'État où est en poste la chargée de mission aux droits des femmes et à l'égalité.
Au crépuscule de la Journée internationale des droits des femmes, jeudi 8 mars, l'heure n'était pourtant pas à la désespérance : "Nous n'allons pas parler forcément de ce qui va mal, des inégalités salariales, des violences", expliquait en préambule Jérôme Moreau, président de l'association. "Ce soir, nous avons voulu faire preuve d'optimisme, d'espoir. Car tout est à gagner." Organisée pour la première fois, en quelques semaines, la soirée a pu compter sur le soutien de la Ville de Nevers, qui a ouvert les portes de la salle du conseil municipal pour la circonstance : "C'est très bien qu'une telle manifestation puisse s'épanouir dans l'enceinte du débat républicain", a apprécié Jérôme Moreau, soulignant au passage "le travail des bénévoles et des salariés".
Maniant l'ironie et le sérieux pour être au diapason de la soirée, Denis Thuriot, maire de Nevers, a souligné le cruel paradoxe d'une telle journée : "Nous découvrons, chaque 8 mars, que les femmes ont des droits. Comme le dit la chanson, c'est "j'y pense et puis j'oublie". Nous, les hommes, avons des devoirs envers les femmes. On ne peut pas se satisfaire d'un écart de salaire de 23 % entre les femmes et les hommes." Et de rappeler la "charge mentale" qui pèse sur les femmes au quotidien, ou le "modèle sociétal (qui) induit la domination des hommes et des garçons" : "Les filles apprennent le retrait dès le plus jeune âge." L'élu et avocat conclut par un "voeu" synonyme d'égalité : "Que l'on n'ait plus besoin de consacrer une journée à célébrer les droits des femmes."
Avec gravité et énergie, la députée Perrine Goulet a rappelé les principaux jalons des droits de femmes, des ouvrières de Saint-Pétersbourg en grève en 1917 pour un meilleur salaire à l'égalité d'accès aux mandats électoraux pour les Françaises et les Français, en 2008, en passant par les victoires décisives du droit de vote en 1944 ou de l'IVG en 1974 : "On aurait pu espérer qu'en 2018 le combat pour les droits des femmes soit un vieux combat. Mais nous devons toujours lutter, ici, en France dans le pays des droits de l'Homme qui oublie la majuscule à homme." L'affaire Weinstein et le mouvement #metoo ont ainsi mis au jour "une souffrance enfouie depuis des décennies" : "Celles qui se taisaient ont décidé de hurler."
Après les paroles officielles, c'était au tour de l'art de se pencher sur les droits des femmes - et les devoirs oubliés des hommes. En pièces et saynètes avec la compagnie Va Bene, en chansons avec l'association Vent des Ruelles.

 

Sébastien Chabard

En savoir plus

L'Association nivernaise d'aide aux victimes d'infractions (Andavi) fait désormais partie du réseau national France Victimes. Le temps de la transition, l'association est intitulée France Victimes 58 Andavi. Son adresse (26, rue Charles-Roy à Nevers), son numéro de téléphone (03.86.36.67.83) et son site internet (www.andavi.fr) ne changent pas.