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Comme chaque année, les élus font le point sur leurs actions. Rendez-vous jeudi 31 mai, 19h, à la MCNA.

Compte-rendu de mandat

Jeudi 31 mai à 19h, MCNA
Nevers Drone Festival, dimanche 3 juin à l'aéroport.

Nevers Drone Festival

Dimanche 3 juin, 9h30-18h - Aéroport de Nevers
Le Centre technique horticole sera ouvert au grand public le 3 juin, de 9h à 17h.

Rendez-vous aux Jardins municipaux

Dimanche 3 juin (9h-17h), bd Grand Pré des Bordes
Dimanche 11 février 2018

Un fil vert dans les labyrinthes de pierres

Le paysage lunaire du cimetière Jean-Gautherin ets peu à peu transformé.
La végétalisation des cimetières Jean-Gautherin et l’Aiguillon se poursuit, entre anticipations écologiques et contraintes de terrain.

Transformer le paysage lunaire du cimetière Jean-Gautherin, vieux de plus de deux siècles, tel est le défi du service régie espaces verts depuis 2016, jusqu’en 2019. La réalité d’un site qui connait l’érosion de son sol de sable très drainant et les visites intempestives des eaux pluviales du quartier du Banlay, ainsi que l’objectif écologique « zéro phyto » de la Ville de Nevers, nécessitent des choix précis et adaptés. Les arbres, sélectionnés pour leur feuillage d’automne, leur bois blanc d’hiver, ou encore leur floraison printanière et estivale, doivent aussi s’adapter au cadre d’un terrain chargé de 9000 sépultures.
Le choix saisonnier esthétique se double d’un choix racinaire primordial : des racines plongeantes sont la condition sine qua non pour prendre place parmi le dédale de tombes, afin de ne pas bousculer les édifices. Visuellement, le projet vert, en quatre phases sur quatre années, entamé d’abord par son flanc Est, proposera une entrée plutôt minérale, suivie d’une descente plus feuillue.

Le public reste aussi à ménager : le passage au « zéro phyto » apporte forcément son lot d’herbes inconvenantes pour l’œil esthète du visiteur, que le service tâche de faire accepter en harmonisant avec davantage de zones vertes (notamment des plates-bandes de gazon nécessitant peu d’entretien à l’année). C’est toute la vie écologique locale qui s’en trouve déjà transformée. En effet, les premiers relevés botaniques sont formels : le projet de couloir végétal entre les différents sites du quartier du Banlay, englobant le cimetière, a d’ores et déjà entrainé une métamorphose des faune et flore locales.
L’accent sera aussi mis sur la communication : des panneaux informatifs seront installés et les arbres, certains inhabituels, seront chacun présentés sous leurs noms français et latins.

Plus récent, et donc déjà en partie végétalisé d’arbres, de haies et de gazon, le cimetière de l’Aiguillon se fait lui aussi le décor d’une démarche écologique depuis 2012. Depuis le 1er janvier, une première partie n’est plus traitée aux pesticides. Les allées seront davantage engazonnées, toujours dans cette optique d’aider visuellement à accepter le pissenlit infortuné. Le cimetière deviendra également la nouvelle résidence des magnolias des bacs de la place Carnot. Placés en terre, les dix vedettes fleuries du centre-ville viendront couler des jours paisibles en cette quiète et plus vaste demeure.

 

Sarah Belin