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Mardi 23 octobre 2018

Un bain de modernité pour l'habitat social

Fenêtre sur cour au Banlay.
Un chantier titanesque attend le quartier du Banlay avec le programme de renouvellement urbain qui sera consacré aux espaces publics, aux équipements et surtout à l'habitat.

Le plus grand quartier de Nevers, avec ses 30 immeubles et la plus importante cité scolaire de la Nièvre, est au ban de la ville. La faute à une D 907 – l’ancienne déviation de la RN 7 – qui sépare le Banlay d’un centre-ville dont il n’est qu’à quelques minutes à pied, mais à des années-lumière dans les faits. Dès 2019, débutera la requalification de cette route « intraversable », qui deviendra le boulevard urbain qu’elle aurait dû toujours être. La voie souterraine, la Trémie, sera comblée et remplacée par de vrais passages en surface sécurisés qui remplaceront les passages sauvages inventés par les habitants.

Sur les 72 M € du programme de renouvellement urbain du Banlay, un des plus grands projets d’intérêt régional en France, pour l’Agence nationale de renouvellement urbain (ANRU), 48 seront consacrés à l’habitat. Transfigurer ce quartier sans défigurer la vie de ses habitants, tel est le défi majeur de l’office départemental Nièvre Habitat, qui va détruire 419 de ses 1 084 logements.

L’office départemental Nièvre Habitat, qui possède au Banlay plus du quart de son parc de logements de Nevers, investira 28 M €, en fonds propres et en emprunts, pour adapter son offre à la démographie du quartier et aux attentes des locataires. « 419 logements seront démolis, 415 réhabilités. Une centaine de logements seront reconstruits, dont la moitié sur site », détaille Cécile Remillier, directrice générale de Nièvre Habitat. L’office fera disparaître 11 de ses 26 immeubles, et avec lui un taux de vacance qui atteint, par endroits, les 30 % ; l’autre bailleur social du Banlay, Coopération et Familles, rasera ses quatre bâtiments (151 logements).

L’étape la plus sensible sera le relogement des familles concernées par les démolitions : « Nous allons accompagner chaque locataire dans ses souhaits. Pour les habitants, une opération comme celle-ci est une période de grande inquiétude, surtout au moment des études, quand on ne peut pas communiquer sur les démolitions », explique Cécile Remillier, directrice générale de Nièvre Habitat.

La plupart des logements conservés seront mis aux standards du XXIe siècle : « Les immeubles ont été construits dans les années 1960. La façon de vivre a changé. Nous allons adapter la taille des pièces à vivre, rendre les logements plus fonctionnels. Il y avait beaucoup de T5-T6, alors que la demande principale, aujourd’hui, va vers des T2-T3. »

12 M € ont été accordés en plus par l’ANRU par rapport à la première maquette financière, compte tenu de l’ampleur de ce projet. Le directeur national de l’ANRU, M. Nicolas Grivel, viendra en personne signer la convention en septembre, sur invitation du maire.

Sébastien Chabard