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Le nouveau rendez-vous bien-être organisé par la Ville de Nevers au kiosque du parc Roger-Salengro.

1,2,3... Bougeons ! au parc Salengro

Les vendredis à 18h : 5-12-19-26/07
Rendez-vous incontournables de l'été, ne manquez pas les marchés du mercredi, à partir de 14 h, au parc Roger-Salengro : les 10 et 24 juillet, 7 et 21 août.

Marchés de l'été

10 & 24/07, 7 & 21/08, à partir de 14 h - Parc Salengro
Jusqu'au 31 août 2019, faites le plein d'animations avec un Été à Nevers, Nevers Plage, le 14-Juillet...

Un été à Nevers 2019

Le plein d'animations !
Lundi 1 avril 2019

Sibane Abdulghani : citoyen tout-terrain

Sibane Abdulghani, entre études supérieures, Conseil citoyen et Conseil neversois de la jeunesse.
De son père, réfugié politique syrien, Sibane Abdulghani a hérité le sens de l’engagement. Pour son quartier, la Grande-Pâture, pour sa ville, Nevers. Et pour une idée de la citoyenneté au plus près du terrain.

À 24 ans, Sibane Abdulghani mène une double vie d’étudiant brillant et de citoyen actif. Sa licence Analyse économique et financière, préparée au Centre scolaire Notre-Dame et en contrat d’alternance à la Ville de Nevers, fait cohabiter son emploi du temps avec le Conseil citoyen de la Grande-Pâture et le Conseil neversois de la jeunesse (CNJ).

« C’est mon père qui m’a transmis le goût de l’investissement dans la cité », explique-t-il d’une voix douce, presque timide, velours d’un caractère acéré. Né en Syrie, en zone kurde, Sibane Abdulghani a rejoint grâce au regroupement familial son père, instituteur et militant contraint à l’exil, « menacé de mort ». Direction la France, Nevers pour une nouvelle vie dans les HLM de la Grande-Pâture : « J’y vis toujours et je ne veux surtout pas le quitter. C’est un quartier du futur, très bien placé, avec tout ce qu’il faut. Ce n’est pas un quartier chaud, les incivilités sont minimes. C’est ici que j’ai mes meilleurs amis, mes meilleurs souvenirs. »

Au Conseil citoyen comme au CNJ, Sibane Abdulghani se bat pour gommer les clichés sur son quartier, sa ville. Il en affronte d’autres au quotidien : « Les discriminations, je les sens maintenant. Quand on a un nom étranger, qu’on vient d’un quartier, qu’on est né ailleurs, il y a plus de barrières, on doit donner le maximum. » Il fait ses gammes pour la suite : « Je veux faire de la politique plus tard, faire des choses pour le bien de tout le monde. La crise des Gilets jaunes me conforte dans l’idée que la politique doit être autre chose, que les représentants du peuple doivent être plus présents sur le terrain. »

Sébastien Chabard