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La grande exposition temporaire de printemps du Musée de la faïence et des Beaux-arts de Nevers sera cette année consacrée au verre.

Expo : Le verre au cœur de la France

7/04 > 21/07 - Musée de la faïence
Retrouvez le Printemps des Quartiers : le 15/05 au Banlay, le 18/05 à la Grande Pature, le 22/05 aux Courlis et le 25/05 en centre-ville.

Le Printemps des Quartiers

4 lieux, 4 dates !
Une flotte d’une vingtaine de bateaux est attendue le samedi 18 mai après-midi quai des Mariniers, avec des animations nombreuses pour petits et grands.

Fête de la Loire

Samedi 18 & dimanche 19 mai
Lundi 1 avril 2019

Sibane Abdulghani : citoyen tout-terrain

Sibane Abdulghani, entre études supérieures, Conseil citoyen et Conseil neversois de la jeunesse.
De son père, réfugié politique syrien, Sibane Abdulghani a hérité le sens de l’engagement. Pour son quartier, la Grande-Pâture, pour sa ville, Nevers. Et pour une idée de la citoyenneté au plus près du terrain.

À 24 ans, Sibane Abdulghani mène une double vie d’étudiant brillant et de citoyen actif. Sa licence Analyse économique et financière, préparée au Centre scolaire Notre-Dame et en contrat d’alternance à la Ville de Nevers, fait cohabiter son emploi du temps avec le Conseil citoyen de la Grande-Pâture et le Conseil neversois de la jeunesse (CNJ).

« C’est mon père qui m’a transmis le goût de l’investissement dans la cité », explique-t-il d’une voix douce, presque timide, velours d’un caractère acéré. Né en Syrie, en zone kurde, Sibane Abdulghani a rejoint grâce au regroupement familial son père, instituteur et militant contraint à l’exil, « menacé de mort ». Direction la France, Nevers pour une nouvelle vie dans les HLM de la Grande-Pâture : « J’y vis toujours et je ne veux surtout pas le quitter. C’est un quartier du futur, très bien placé, avec tout ce qu’il faut. Ce n’est pas un quartier chaud, les incivilités sont minimes. C’est ici que j’ai mes meilleurs amis, mes meilleurs souvenirs. »

Au Conseil citoyen comme au CNJ, Sibane Abdulghani se bat pour gommer les clichés sur son quartier, sa ville. Il en affronte d’autres au quotidien : « Les discriminations, je les sens maintenant. Quand on a un nom étranger, qu’on vient d’un quartier, qu’on est né ailleurs, il y a plus de barrières, on doit donner le maximum. » Il fait ses gammes pour la suite : « Je veux faire de la politique plus tard, faire des choses pour le bien de tout le monde. La crise des Gilets jaunes me conforte dans l’idée que la politique doit être autre chose, que les représentants du peuple doivent être plus présents sur le terrain. »

Sébastien Chabard