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La grande exposition temporaire de printemps du Musée de la faïence et des Beaux-arts de Nevers sera cette année consacrée au verre.

Expo : Le verre au cœur de la France

7/04 > 21/07 - Musée de la faïence
Retrouvez le Printemps des Quartiers : le 15/05 au Banlay, le 18/05 à la Grande Pature, le 22/05 aux Courlis et le 25/05 en centre-ville.

Le Printemps des Quartiers

4 lieux, 4 dates !
Une flotte d’une vingtaine de bateaux est attendue le samedi 18 mai après-midi quai des Mariniers, avec des animations nombreuses pour petits et grands.

Fête de la Loire

Samedi 18 & dimanche 19 mai
Vendredi 22 février 2019

Renforcer les digues, c'est vital !

Le risque de crue, et par conséquence la submersion temporaire des territoires avoisinants, est bien réel à Nevers.
Rive gauche de la Loire, les travaux de renforcement des digues débutent. À Nevers, ils concernent les levées du canal de la Jonction, de la Blanchisserie et du plateau de la Bonne-Dame.

Une vulnérabilité historique, une stratégie locale pour y faire face

1846, 1856, 1866, la Loire reste un fleuve sauvage sujet à des crues qui peuvent engendrer de sévères inondations, impactant directement (ou indirectement) les populations, l’activité économique, les infrastructures, l’environnement et le patrimoine.

Une des dernières en date, celle de 2003, considérée comme de faible importance, a conduit à l’Étude globale du risque inondation sur l’agglomération de Nevers (EGRIAN), réalisée entre 2007 et 2013. Puis, l’État et Nevers Agglomération ont co-défini  en 2016 une Stratégie locale de Gestion du Risque d’Inondation (SLGRI) sur le secteur de Nevers, approuvée par arrêté préfectoral cette même année.

Cette stratégie vise notamment un renforcement et une sécurisation des digues à l’égard des risques de brèches occasionnées par les crues et se décline dans un Programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) qui entre aujourd’hui dans sa phase opérationnelle.

 Objectif : protéger les populations d’une crue > T200

Aujourd’hui, le niveau de sûreté du système d’endiguement rive gauche est de l’ordre d’une crue cinquantennale (crue qui a 1 chance sur 50 de se produire dans l'année : T50). Même si la crue d’occurrence deux-centennale semble très abstraite pour la plupart des habitants, le risque est pourtant bien réel et les conséquences pourraient être dramatiques puisqu’elle dépasserait de plus d’1 m 80 le niveau de celle de 2003 (en référence à l’échelle de crues de Nevers). Il suffit d’observer les nombreux repères de crue répartis le long de la Loire, pour se rendre compte très concrètement du phénomène.

Pont de chemin de fer repère de crue - Loire © BB (6) - web.JPGRepères des crues de 1866 (considérée comme une T500), tout en haut, et de 2003, tout en bas, matérialisés par un trait rouge continu sur le pont de chemin de fer © BB

Les travaux qui vont se dérouler à partir de février ont pour but de protéger les digues du risque de brèches. Ce phénomène est très dangereux. Le déferlement de la vague, due à la rupture de l’ouvrage, balaie tout sur son passage. Derrière la levée, le niveau de l’eau monte rapidement.

Pour pallier ce risque, les locaux de l’ancienne piscine de la Jonction seront remplacés par un massif drainant en gabions, et les vannages de l’ancienne écluse du port seront également concernés.

Ces travaux prendront en compte les spécificités de chaque digue et reposeront à la fois sur le déracinement des arbres sur ou à proximité immédiate de la digue et la création de massifs drainants ; l’installation de parois étanches complémentaires (type palplanches) dans l’axe de la digue sur certains secteurs et la stabilisation de certains pieds de digues.

Pourquoi arbres et digues constituent "un non-sens" ?

C’est bien par nécessité que l’État, actuel propriétaire et gestionnaire des digues de la rive gauche, a pris la décision d’abattre les arbres sur ces dernières. Il s’avère en effet que les racines des arbres créent naturellement des chemins préférentiels pour l'eau, conduisant à la formation de renards hydrauliques, c'est-à-dire une érosion interne de la digue pouvant engendrer un effondrement de l’ouvrage lors des crues et annuler alors son effet protecteur.

Un programme de travaux au long cours

(voir colonne de droite pour plus de précision)

La 1re phase de travaux concerne ce qui constitue « la ligne de défense principale du val de Nevers », située en rive gauche de la Loire. Elle se décompose en 4 opérations, réparties entre 2019 et 2020 :

  • Le renforcement des levées du canal de la Jonction et de la Blanchisserie ;
  • Le renforcement de la levée du plateau de la Bonne-Dame ;
  • Le renforcement de la levée de Sermoise 1re section phase 1 ;
  • Des études préalables à la phase 2 sur la sécurisation du système d’endiguement pour les crues >T200, celle des levées de second rang et le renforcement de berge de la levée de la Blanchisserie.

Après études, ces travaux seront suivis par une 2e phase de travaux qui devrait débuter en 2021 et devrait concerner :

  • la sécurisation du système d’endiguement pour les crues rares >T200 (préconisation du programme des travaux des digues rive gauche) ;
  • le renforcement de la levée de Sermoise 1re section phase 2 ;
  • le renforcement des levées de 2nd rang si l’étude réalisée en phase 1 en démontre la nécessité (rue de la Jonction, avenue du Stand pour Nevers) ;

Le coût des opérations s’élève à 12 M € au total (6 M € pour la phase 1 et 6 M € pour la phase 2), répartis entre l'État, le Conseil départemental et Nevers Agglomération.

BB 

En savoir plus

Le calendrier prévisionnel des travaux
2019-2020

Coupe des arbres

  • Du 18 au 25 février sur la levée de la Jonction ;
  • Du 20 février au 1er mars sur la digue de la Blanchisserie ;
  • Du 4 au 12 mars sur le talus du plateau de la Bonne-Dame ;
  • Le chantier nécessitera des interdictions ponctuelles de stationner pour lesquelles les riverains seront avertis.

Piscine de la Jonction

  • Du 4 mars à mi-avril : désamiantage et démolition des locaux techniques ;
  • Juillet-août : démolition des vestiaires.

Dessouchage et travaux de renforcement des digues

  • De juillet à septembre sur la levée de la Jonction ;
  • D’octobre à début 2020 sur la digue de la Blanchisserie et celle du plateau de la Bonne-Dame.