Aller au contenu principal

Présentation de la saison culturelle 21/22 au Théâtre de Nevers le 11/06.

Présentation de la saison culturelle 21/22

11/06 au Théâtre
Participez au collectif de proximité

Banlay : participez au collectif de proximité

Du 1er au 20 juin
Exposition "Quand Ariol rencontre Petit Poilu" du 22 mai au 4 septembre à la médiathèque Jean-Jaurès.

Exposition "Quand Ariol rencontre Petit Poilu"

Du 22/05 au 04/09 - Médiathèque Jean-Jaurès
Retour à la vraie vie à partir du 19 mai !

Retour à la vraie vie !

Neversois, à vos agendas !
Les prises de rendez-vous se font par téléphone uniquement au 03.58.58.33.33.

Centre de vaccination

Prise de rendez-vous : 03.58.58.33.33
Lundi 7 juin 2021

Plastic Age de raison et de rage

Plastic Age a préparé la reprise des concerts lors d'une résidence au Théâtre municipal de Nevers.
A 23 ans, Apolline Magnet et Nicolas Meslin ont vécu un tiers de leur vie au sein de Plastic Age. Leur rock est passé avec eux de la poussée adolescente à la maturité adulte, sans renier sa belle brutalité. En témoigne leur deuxième album, Yeack, que le « power trio » neversois complété d’un nouveau batteur fera découvrir sur scène cet été mais aussi aux lycéens et collégiens de la région grâce à Peace and Lobe, campagne pédagogique de prévention des risques auditifs.

Plastic Age est leur nom mais d’acier est leur moral. Le groupe neversois de (punk) rock a traversé sans broncher quinze mois de pandémie qui ont divisé par dix le nombre de leurs concerts en 2020 et repoussé de six mois la sortie de leur deuxième album, Yeack – contraction de « yeah fuck » que même les non-anglophones comprendront.

Solides, ses membres Apolline Magnet (basse et chant) et Nicolas Meslin (guitare), 23 ans, ont également digéré le départ de Gaëlle Soumier (batterie et chant), qui avait créé avec eux Plastic Age au lycée Alain-Colas, il y a huit ans. « Son départ s’est fait progressivement, en douceur. On savait qu’elle allait partir. C’est toujours un pincement au cœur, mais on se dit qu’il faut voir ça comme une renaissance », explique Apolline Magnet, volubile leader naturelle au visage diaphane, qui écrit et compose.

En mai, le groupe a passé plusieurs jours en résidence au Théâtre municipal de Nevers pour intégrer son nouveau batteur, Baptiste Miot, (ex-Mama Tried), et un nouvel ingénieur du son. Et s’échauffer pour les premiers concerts de l’année : « On doit jouer le 19 juin à Avord. On n’a plus joué depuis fin octobre et Nevers à vif. En temps normal, on fait 50 concerts par an. En 2020, on en a fait cinq. Cette année, on espère en faire vingt. » Bonne nouvelle pour ses fans nivernais, Plastic Age sera également en concert le 29 juillet sur la scène de Nevers Plage.

La scène, c’est le moteur de Plastic Age depuis l’origine : « On a fait notre première répétition un mois à peine avant notre premier concert. C’était au Lycée agricole, pour la remise des diplômes du bac. On jouait comme des patates, mais c’est un super souvenir », sourit Apolline Magnet. A 15 ans à peine, les trois lycéens sont réunis par des influences musicales communes (Pixies, Hives, Garbage) et une ambition déjà mûre : « Avoir un groupe viable. Faire quelque chose qui soit rentre-dedans, et sérieux. »

Rien d’irréaliste pour Apolline Magnet, dont le père Jean-Louis était l’un des leaders de Strawberry Minds, groupe moulinois des années 90 dont l’un des titres de gloire fut d’être « Découverte du Printemps de Bourges » en 1993. Plastic Age se démarque rapidement du moule des éphémères formations adolescentes, se muscle, grandit. Très vite : « On a fait notre première grosse scène en 2014, à Nevers à vif, en première partie de Deluxe. On était des bébés. » Un EP en 2016 aux Tambours du Bronx, un album, Blood red roses, en 2018, et des concerts, partout, tout le temps, même en Angleterre, où le groupe part tourner en octobre 2019.

« On a la chance d’être très ambitieux », assure Apolline Magnet. « On a toujours des projets, des objectifs. Même pendant le confinement. On a fait des vidéos, des clips, on a entretenu la relation avec le public. » Le tout sans perdre de vue la vie « normale », celle de journaliste à Bac FM pour Apolline Magnet, entrée dans la radio associative en 2017 pour un service civique après deux premières années « vides de sens » de fac d’anglais, tandis que Nicolas Meslin boucle son master d’histoire à Clermont-Ferrand et que Baptiste Miot, leur aîné (29 ans), est facteur à Nevers : « Mais Plastic Age rythme notre quotidien. Notre but, c’est la musique. On veut aller le plus haut possible. »

Aussi raisonnée que sa musique est marquée du fer rouge des « power trios » immortalisés par Nirvana, Placebo ou Muse, la croissance de Plastic Age a connu une nouvelle étape avec sa sélection dans le programme régional Peace and Lobe (1), destiné à informer… en musique les adolescents des risques auditifs liés aux musiques amplifiées : « Nous-mêmes on ne s’est pas toujours protégés et on en a de petites répercussions. On va apporter aux collégiens et lycéens notre connaissance de ces risques, mais aussi leur parler de l’histoire de la musique amplifiée », détaille Apolline Magnet. « Et ce sera pour nous l’occasion de faire découvrir le rock aux jeunes, qui écoutent surtout du rap actuellement. »

Avec 25 concerts par an sur trois ans à travers la Bourgogne-Franche-Comté, Peace and Lobe permettra aux membres de Plastic Age de décrocher le statut d’intermittents du spectacle : « On va passer pros », se réjouit la porte-parole du groupe.  Yeack…

Contact : http://plasticage.fr/

 

Sébastien Chabard

 

  1. Ce dispositif est financé par l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté, le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et la Direction régionale de l’environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) de Bourgogne-Franche-Comté.