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Vendredi 26 mars 2021

Les deux IRM de Nevers tournent à plein régime (4/7)

Le pôle IRM du Nivernais reçoit 12 000 patients par an.
Implanté sur le site du CHAN, à proximité immédiate des urgences, le pôle IRM du Nivernais illustre la coopération réussie entre public et privé au nom de la qualité des soins apportée aux habitants. Le second appareil d’imagerie à résonance magnétique, arrivé en 2017 après sept ans d’attente, est déjà saturé de demandes, au point qu’un troisième est désormais envisagé par les radiologues sur un autre site neversois.

Symbole de la bonne entente entre secteurs public et privé, le pôle IRM du Nivernais, voisin des urgences du CHAN, « tourne » avec des radiologues du Centre d’imagerie médicale de la polyclinique. A la tête du Groupement d’intérêt économique (GIE), Nicolas Chaillet a été le fer de lance de la mobilisation pour obtenir l’arrivée d’un deuxième appareil d’imagerie par résonance magnétique, en 2017, après sept ans d’attente : « Nous étions en retard, dans la Nièvre. Or, plus on avance, plus les indications pour les IRM s’élargissent. On les sollicite pour tout ce qui est ostéo-articulaire, tout le domaine de la neurologie, la cancérologie, les pathologies du foie, du pelvis, du sein, le dépistage du cancer de la prostate. »

Avec trois IRM (deux à Nevers et une à Cosne), le département se trouvait au-dessus de la moyenne française (12 appareils par million d’habitants) et presque au niveau de la moyenne européenne (20 par million) : « Mais avec la fermeture de l’IRM de Cosne, nous sommes saturés. Nous recevons en moyenne 12 000 patients par an. Nous sommes revenus aux délais d’attente d’avant 2017, c’est-à-dire deux mois pour un rendez-vous. » Quand le second IRM a été inauguré en octobre 2017 avec l’élégante coquille de l’IRM du Nivernais conçue par l’architecte Pascal Mallard, le délai était descendu à deux semaines…

C’est pourquoi, avec ses associés, Nicolas Chaillet a prévu une place pour une troisième IRM dans le cabinet flambant neuf ouvert fin 2019 avenue du Maréchal-Juin, qui a aussi pour but de séduire de futurs collègues appelés à prendre la suite : « Nous commençons à chercher. Nous aussi on vieillit. Nous avons fait une demande pour accueillir des internes. Mais les jeunes ont envie de rester dans les villes universitaires. Et puis il y a le problème de l’emploi du conjoint. » Alors il faut mettre tous les atouts de son côté pour faire la différence : « La plupart des jeunes radiologues ne connaissent que le scanner et l’IRM. Si on n’en a pas, ils ne viennent pas. »

 

Sébastien Chabard