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Jeudi 19 novembre 2020

Le vestiaire écoresponsable de Losanje

Amis depuis le lycée Alain-Colas, Mathieu Khouri, Paul Allègre et Simon Peyronnaud (de gauche à droite) ont exaucé leur voeu d'adolescence en créant Losanje à Nevers.
Nouvelle venue dans l’accélérateur de start-up Village by CA, Losanje veut prouver que l’écoresponsabilité n’est pas un effet de mode. Ses cinq créateurs, dont trois jeunes Nivernais, misent sur l’engouement croissant pour les vêtements de seconde main, remis en état, personnalisés ou « upcyclés », qu’ils vendent en ligne.

Jeune Nivernais parti étudier les sciences politiques et le commerce à Lyon puis Paris, Simon Peyronnaud n’imaginait pas un travail dénué de sens et d’engagement environnemental. Une conviction partagée par ses amis Mathieu Khouri et Paul Allègre, soudés au lycée Alain-Colas (voir photo), et Alexandra Pauchon et Marie-Eve Roman, rencontrées à Lyon.

Le quintet bien fait a créé Losanje, une start-up implantée en août dans l’accélérateur neversois Le Village by CA, autour d’un credo, la vente en ligne de vêtements de seconde main de qualité : « Nous partons sur trois gammes », explique Simon Peyronnaud. « Des vêtements sportswear, vintage et classiques que nous achetons à un grossiste rouennais, Eureka Fripes ; des pièces de seconde main basiques que nous personnalisons ; et de l’upcycling de vêtements retravaillés par des designers. »

Pour le jeune gérant de Losanje, la création de l’entreprise exauce un souhait collectif d’adolescence : « Avec Mathieu et Paul, on s’est toujours dit qu’on monterait une entreprise ensemble. L’idée de Losanje est née quand j’étais à Sciences Po Lyon, mais c’est vraiment une construction collective. Chacun apporte son expérience, son expertise, Marie-Eve sur la mode, Alexandra sur les réseaux sociaux, Paul sur la logistique, les idées et son réseau de sportif de haut niveau (escrimeur formé à Nevers, champion d'Europe Espoirs en 2019, NDLR) qui nous ouvre des portes. On est vraiment complémentaires. L’objectif, c’est qu’on soit tous les cinq intégrés à Losanje d’ici deux ans. »

A l’origine, le « club des cinq » ambitionnait de créer aussi une friperie à Nevers, « mais le projet a été repoussé par le coronavirus », regrette Simon Peyronnaud, attaché à sa ville et à son « territoire » d’origine : « Le choix d’ancrer Losanje à Nevers est délibéré. Il y a énormément de potentiel ici, et je trouve dommage que les jeunes ne le voient pas. » La présence du Village by CA a ainsi été une aubaine pour le novice en création d’entreprise : « On cherchait un accompagnement. Luc Meunier et Anne Delhomme m’aident beaucoup, leurs conseils sont vraiment utiles. On se laisse 18 mois pour faire une preuve de concept, montrer qu’on a de la marge avec un petit volume. On part sur 150 à 200 ventes par mois pour la première année, ce qui me permettra de renouveler le stock, payer le loyer et me rémunérer. » La fourchette des prix varie de 25 € pour la première gamme à 70 € pour les vêtements upcyclés : « On souhaite faire des petites collaborations avec des designers qui sortent d’école et qui auront ainsi une visibilité. »

Passé maître dans l’art de laver et sécher les vêtements arrivés d’Eureka Fripes, une tâche « très chronophage » à laquelle s’ajoutent les prises de vue et la mise en ligne, Simon Peyronnaud sait que son quotidien détonne avec un cursus Sciences po/Commerce à bac + 5 qui fournit des bataillons de cadres : « Je ne me voyais pas travailler dans une entreprise qui n’a pas pour but d’être 100 % écoresponsable, une thématique qui est très importante pour moi. J’ai toujours été intéressé par le secteur de la mode, j’avais envie d’avoir ma marque, mais le secteur textile est la deuxième industrie la plus polluante du monde, et c’était inimaginable que je sois dans une entreprise qui ne fasse pas vraiment attention à ça. »

A suivre sur losanje.com et son cortège de réseaux sociaux.

 

Sébastien Chabard