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2 nouveaux locaux dédiés aux clients et aux commerçants de Nevers font leur apparition rue François-Mitterrand à compter du mercredi 4 novembre.

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Samedi 17 octobre 2020

Le tandem anglais du Café Vélo

Café Vélo a été créé par Charles Masters et Anna McQueen dans une ancienne boulangerie de la place Mossé.
Ouvert mi-juin place Mossé, Café Vélo figure déjà en pole position sur le road book de nombreux cyclos, cyclistes, promeneurs ou touristes, grâce à l’accueil « so British » de ses créateurs Charles et Anna Masters.

Les arceaux de couleur arrimés devant la vitrine ont fait des petits. Gage d’un succès croissant après quelques mois d’existence pour Café Vélo, qui déboule dans la légende des cycles locaux ou de passage avec ses promesses de pause réparatrice et de moelleux ravitaillement « with an English touch ».

L’établissement créé par Charles Masters et Anna McQueen dans une ancienne boulangerie de la place Mossé pose une touche de bleu carte postale dans le panorama qui s’offre aux cyclistes et cyclos arrivant par le pont de Loire – le plus souvent depuis la Jonction et le canal latéral, maillon de l’itinéraire touristique La Loire à vélo.

Habitants du quartier, armoires anglophones de l’USON Nevers Rugby, promeneurs en goguette entre vieux Nevers et quai des Eduens, cyclistes locaux revenant de leur sortie groupée… Café Vélo cultive le brassage des populations sur ses banquettes et son étroite terrasse, autour de ses assiettes brassant avec bonheur produits locaux et recettes britanniques (banana cake, scones, bacon sandwich, etc.), sous l’œil affable et hypnotique du chien Dave, douce mascotte des lieux.

Une adresse copieusement fréquentée

La réhabilitation de la place Mossé, qui détournera le jet continu des voitures et camions pour recréer une esplanade apaisée avec vue royale sur le fleuve, donnera sans doute davantage de capacité d’accueil à une adresse déjà copieusement fréquentée. C’est ce projet de la Ville de Nevers qui a inspiré l’idée à Charles Masters. Traducteur free-lance avec son épouse après avoir été journaliste à Paris pendant dix ans, mais aussi électricien et cuisinier dans une autre vie outre-Manche, le quinquagénaire anglais avait des fourmis dans les jantes : « Cela fait plusieurs années que je me promène avec Dave le long des bords de Loire. Je passais sur cette place deux-trois fois par jour, et je voyais cette boulangerie fermée. J’avais envie de changement, et quand j’ai entendu parler du projet de refaire la place, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire avec cette boutique. »

Quand il l’achète, en novembre 2018, le scénario du Café Vélo est déjà bien avancé dans sa tête de cycliste et cyclo pratiquant : « Il y a beaucoup de cafés de ce genre en Angleterre, ça fait partie de la culture de s’arrêter prendre un bon café et des gâteaux. Mais ici, c’est rare. L’an dernier, on a fait la Loire à vélo, et on n’a rien trouvé d’équivalent, alors qu’il y a beaucoup de cyclistes, de sportifs, de promeneurs. »

« On voulait créer un endroit où on aimerait aller. On aime le bon café, et ce n’est pas évident d’en trouver par ici », précise Anna McQueen, reine des pâtisseries anglaises pour lesquelles elle importe grâce à ses amies des ingrédients introuvables en France. Comme son mari, elle a renoué sans souci avec ses réflexes de la restauration, pratiquée dans sa ville natale de Brighton avant de partir en France pour les études puis le travail : « Avec Charles, on s’est rencontrés à l’Hôtel du Nord, à Paris », sourit-elle.

Pour faire renaître l’ancienne boulangerie, le couple a fait appel aux amis, l’architecte, Stéphane Lange, le ferronnier d’art François Pouënat, la faïencerie Georges, la parqueterie poyaudine Beausoleil. Au-dessus du café, les deux étages sont aménagés en meublés de tourisme, avec une capacité maximale de huit couchages.

Arrivés en France il y a 20 ans et dans la Nièvre il y a 17 ans, où ont grandi leurs enfants Beatrice et Stanley, Charles Masters et son épouse ont trouvé leurs repères à Nevers, sans regretter Londres ni Paris : « J’aime bien la taille de la ville, elle me convient », confie Anna McQueen. « J’aime les gens, le rugby. Je me sens chez moi, ici. Et j’aime bien être une étrangère à Nevers, ça me permet de connaître des gens de partout. »

Sébastien Chabard

Page Facebook du Café Vélo