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Mercredi 29 décembre 2021

Julien Sotty exauce son rêve d’entrepreneur avec Pitaya

"Je voulais aussi apporter un nouveau concept sur Nevers, de préférence dans la restauration car c’est un domaine en pleine croissance, qui propose beaucoup de nouveautés."
Après quinze ans à sillonner les routes pour Textilot, le Neversois Julien Sotty trace sa propre voie en ouvrant Pitaya, restaurant franchisé de « thaï street food », dans le giron du CinéMazarin. Loin d’être un coup de tête, la reconversion réalise une double ambition du trentenaire : créer son entreprise, avec son épouse, et proposer un concept inédit dans sa ville.

A l’instar des blockbusters nerveux qui tiennent l’affiche du CinéMazarin voisin, l’inauguration du restaurant Pitaya à Nevers a offert une bonne dose de suspense à son "producteur", Julien Sotty, jusqu’au happy end, le 22 décembre : « Je voulais qu’on ouvre pour les fêtes. Et les travaux ont débuté le 1er octobre. Les entreprises (locales pour la plupart, NDLR) ont vraiment assuré. »

Les ventes doublant les prévisions le premier jour se sont confirmées depuis, au point que le gérant envisage déjà d’élargir son équipe : « J’ai recruté onze personnes, et j’avais peur que cela soit trop. En fait, ce n’est pas assez. Il faut sans doute que l’on passe à quinze. » Ouvert sept jours sur sept, sauf le dimanche midi, le restaurant laisse à peine à son créateur le temps de savourer l’instant : « Rien n’est fini. Maintenant, il faut pérenniser. »

A 37 ans, Julien Sotty a déjà derrière lui une première vie professionnelle bien remplie : 15 ans chez Textilot, à sillonner les routes pour ravitailler en vêtements les enseignes de grande distribution. Une expérience qui lui a donné « la ténacité, la capacité de travail, et l’habitude de trouver une solution à chaque problème ». L’envie d’être son propre patron, elle, est plus ancienne : « Dans ma famille, il y a plusieurs entrepreneurs. Un de mes oncles est Rémi Bonnot, le fondateur de Céréa. J’ai toujours eu l’idée de monter un jour ma propre structure. »

Avec son épouse Hanane, associée au projet, il passe de l’envie à l’action en mars 2019, en visitant le Salon de la franchise : « Pour devenir entrepreneur, je voulais m’appuyer sur l’accompagnement d’un groupe. Et le meilleur moyen, pour cela, c’est d’être franchisé. Je voulais aussi apporter un nouveau concept sur Nevers, de préférence dans la restauration car c’est un domaine en pleine croissance, qui propose beaucoup de nouveautés. »

Le projet du couple séduit plusieurs enseignes, mais c’est le groupe Pitaya, découvert fin 2019, qui… emporte le morceau : « J’ai rencontré un directeur de centre commercial de Bourges, qui m’a fait la promotion de Pitaya. Nous y sommes allés manger, et nous avons beaucoup aimé le concept de "thaï street food" à base de produits frais préparés à la minute, au wok, devant les clients. Et nous avons vu que le groupe était sur un rythme énorme de développement, notamment dans les villes moyennes. »

La visite au siège, à Bordeaux, confirme l’impression : « Le côté relationnel et humain nous a plu. » Après la signature, la recherche d’un local, avec l’aide du groupe et du service Commerce de la Ville de Nevers, est une formalité pour Julien Sotty : « Je connais bien ma ville », sourit-il. « J’avais déjà repéré ce local, qui était fermé depuis plusieurs années. »

Son initiative est accueillie à bras ouverts par Mathieu Collet, directeur du CinéMazarin : « On s’entend super bien. Dès que j’aurai fini de structurer le restaurant, on travaillera sur des offres communes, avec le cinéma. » Si des créateurs d’entreprise souffrent de la solitude du coureur de fond(s), ce n’est pas le cas de Julien Sotty, sensible aux énergies bienveillantes qui l’ont accompagné dans son projet, que ce soit celles de BGE, d’Initiatives Nièvre (prêt sur l’honneur), de la Ville de Nevers (aide au montage de dossier) et de Nevers Agglomération, qui lui a versé une subvention de 15 000 € pour ses travaux : « J’ai également été très bien soutenu par Pôle emploi et l’Académie des métiers pour le recrutement et la formation de mes salariés. »

Près de trois ans après sa visite au Salon de la franchise, Julien Sotty débute sans appréhension sa nouvelle vie de chef d’entreprise : « C’est très fatigant, très énergivore, mais valorisant. » A suivre.