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Le eRallye Monte-Carlo 2018 part de Nevers ! Rendez-vous sur l'esplanade du Palais ducal pour découvrir les véhicules électriques.

eRallye Nevers > Monte-Carlo

Les 24 & 25 octobre - Esplanade du Palais ducal
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Exposition Richard Bellia

Du 4 au 30 octobre - Palais ducal
Mai 68 s'affiche en images au Musée de la Faïence et des Beaux-arts Frédéric-Blandin.

Mai 68 s'affiche

2/07 > 22/12 - Musée de la Faïence
Mardi 13 mars 2018

Jeunes âmes sensibles aux droits des filles

Sophie Laveau (à gauche), monitrice éducatrice d'Interstice, et Marion Manevy (2e à droite), CPE du collège, ont aidé les collégiennes à marquer la journée du 8 mars.
L'égalité hommes-femmes n'est pas encore leur combat, mais les collégiennes des Courlis savent déjà l'"énervant" sentiment de supériorité de "certains" garçons. Au point de se mobiliser, avec l'aide d'adultes, pour faire entrer la Journée internationale des droits des femmes dans leur établissement.

La cohue est joyeuse autour des vingt photos de personnalités féminines à identifier. Les places de cinéma à gagner aiguisent la motivation des garçons et des filles mais qu'importe, le message passe en filigrane du QCM élaboré par les surveillants. Jeudi 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes a animé le collège Les Courlis, entre jeu concours et badges commémoratifs épinglés par de nombreux élèves et adultes.
À l'origine de cette mobilisation, une discussion entre une demi-douzaine de collégiennes et Sophie Laveau, monitrice éducatrice de l'association Interstice : "Nous avons échangé sur la Journée internationale des droits des femmes", explique celle-ci. "L'idée est venue de marquer cette journée avec un badge." Initialement destiné aux filles, le port du badge est finalement proposé à tous, élèves comme adultes, "sur la base du volontariat". Avec l'aide de Marion Manevy, conseillère principale d'éducation (CPE), et des surveillants, la journée s'organise pour rappeler - aussi - les droits des filles, pourtant abordés au cours de l'année : "Des actions sont organisées pour les 4e et 3e avec le CIDFF (Centre d'information sur les droits des femmes, NDLR)", rappelle la CPE.
À écouter Yana-Axelle Chaubert, Tiphaine Perthuis et Norah Omani, trois des héroïnes de la journée, celle-ci n'est pas superflue : "Il y a des garçons, certains mais pas tous,  qui se croient supérieurs à nous, surtout en sport. Cela peut être très énervant. On a eu envie de leur prouver qu'on est tous égaux." En parlent-elles avec leurs parents, avec les adultes de leur entourage ? "C'est un peu compliqué d'aborder le sujet." Un sujet qui, sans surprise, ne se limite ni à l'adolescence ni au collège, selon Sophie Laveau : "On est vigilants sur les comportements dans le quartier. On essaie de favoriser la mixité dans toutes les actions que l'on mène." Celle que les collégiennes ont organisée à la hâte reviendra l'an prochain, plus forte, plus élaborée, pour frapper les mauvaises habitudes à la racine.

 

Sébastien Chabard