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Mardi 30 mars 2021

Insertion : l’ANAR mise sur les micro-entreprises

La couture est un des ateliers dans lesquels l'ANAR remet les salariés en insertion sur la piste du travail.
Créée en 1977, l’Association nivernaise d’accueil et de réinsertion (ANAR) fait sa mue, sous l’impulsion d’une nouvelle gouvernance et d’une nouvelle direction. Le cap est mis sur l’employabilité des 70 à 80 salariés en CDD d’insertion que le chaos de la vie a éloignés du travail et de la chaleur du tissu social. Objectif : les remettre sur la voie d’un emploi en répondant aux besoins en recrutement des micro-entreprises et TPE locales.

Président de l’Association nivernaise d’accueil et de réinsertion (ANAR) depuis juin 2018, Bruno Lepinte imprime sa marque sur ce pilier de l’action sociale que des magistrats avaient créé en 1977 pour aider les personnes les plus vulnérables à reprendre pied et à surmonter leurs problèmes souvent imbriqués – logement, santé, famille, emploi, etc. –, grâce à des CDD d’insertion de six mois (renouvelables jusqu’à 24 mois) dans des ateliers et chantiers et une place, si besoin, dans un appartement du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Le diagnostic posé par la nouvelle équipe d’administrateurs a mis en évidence la nécessité de retrouver le paradigme perdu : « On avait tendance à oublier l’insertion parce qu’il fallait faire fonctionner les ateliers et les chantiers. Alors que le taux de sortie positive (vers un CDI ou un CDD de plus de six mois, NDLR) doit être d’au moins 50 %, nous étions à 30 % », pointe Bruno Lepinte.

L’ANAR n’a pas hésité à faire appel à un cabinet de recrutement pour trouver le chef d’orchestre assez expérimenté et solide pour mettre en musique une véritable révolution : « C’était important de ne pas se tromper dans un choix crucial. » Arrivé en juin 2020, Jean-Philippe Lavergne s’est attelé à cette mission qui remue en profondeur le travail de la quinzaine de salariés. Désormais, l’insertion par l’activité économique (IAE) est au cœur de la démarche et des préoccupations, comme l’a martelé une formation de dix jours organisée en mars : « Tout le monde doit s’imprégner de cette approche qui n’est pas complètement inscrite dans l’ADN de l’ANAR », reconnaît le directeur. « On doit notamment être plus exigeant sur les comportements en atelier et en chantier. Ce n’est pas le Club Med. »

Les ateliers et chantiers d’insertion (couture, collecte et recyclage de papier, espaces verts/bois, remise en état de logements) sont recalés sur leur vocation initiale : amener les salariés en insertion vers « l’employabilité » en musclant l’accompagnement socioprofessionnel et en créant les liens avec le tissu économique local.

« Nous avons réalisé que le monde économique et celui de l’ANAR ne se connaissaient pas », souligne Bruno Lepinte. « Alors que nous pouvons être pourvoyeurs de profils dont les entreprises ont besoin. C’est pourquoi nous avons lancé une expérimentation, en recrutant une personne en CDD qui est chargée de démarcher les micro-entreprises et les TPE (très petites entreprises) du quartier ouest de Nevers. Les mises en situation de nos salariés révèlent des talents qui peuvent les intéresser. C’est bénéfique pour le territoire et pour nos salariés, qui peuvent remettre le pied à l’étrier. » Le travail de persuasion commence à payer : 24 mises en situation ont été effectuées en 2020, en dépit du contexte sanitaire et économique ; il n’y en avait eu que deux en 2019.

 

Sébastien Chabard

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Dans quelques mois, l’assemblée générale de l’ANAR verra le renouvellement de huit des quatorze administrateurs de l’association. Une échéance que Bruno Lepinte appréhende : « Quatre administrateurs ne se représenteront pas. Nous avons besoin de candidats motivés pour un mandat de six ans. Nous recherchons des personnes qui ont des compétences dans le secteur social ou médico-social, mais aussi dans le domaine sanitaire, car nos salariés ont souvent des problématiques de santé. »

Contact : 03.86.59.4.59 et contact@anar58.fr