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La grande finale du Tournoi des champions aura lieu au parc Roger-Salengro vendredi 30 juillet, de 17 h 30 à 20 h.

Tournoi des champions

Finale vend. 30/07, 17h30-20h (parc Salengro)
Parce que la vaccination contre la covid doit être accessible partout et pour tous, la Ville de Nevers mets en place un bus de vaccination sans rendez-vous. Plusieurs journées sont dores et déjà programmées.

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Exposition "Quand Ariol rencontre Petit Poilu" du 22 mai au 4 septembre à la médiathèque Jean-Jaurès.

Exposition "Quand Ariol rencontre Petit Poilu"

Du 22/05 au 04/09 - Médiathèque Jean-Jaurès
Nevers plage, du 15 juillet au 15 août.

Nevers Plage

Du 15/07 au 15/08
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Un été à Nevers 2021

Jusqu'au 21 septembre
Mardi 20 juillet 2021

Dossier (2/3) : PRU Banlay : le relogement, ce bouleversement

Pour Nièvre Habitat, le PRU Banlay est également un défi humain, avec 190 ménages à reloger.
Nièvre Habitat va faire disparaître 11 de ses 26 immeubles du Banlay lors du Programme de renouvellement urbain (PRU), d’ici 2026. Pour les familles à reloger, dans le quartier ou ailleurs dans Nevers, quitter l’immeuble imprégné de tant de souvenirs est souvent un bouleversement que l’office HLM prépare et accompagne grâce à une salariée dédiée à cette mission.

Le 6 juillet, la « dépose » de la première pierre du bâtiment 15, à l’angle de la rue Henri-Foucaud et du boulevard de-Lattre-de-Tassigny, a marqué symboliquement l’aspect le plus spectaculaire et visible du Programme de renouvellement urbain du Banlay : la démolition de la moitié des 30 immeubles du plus grand quartier HLM de la Nièvre.

Pour Nièvre Habitat, principal bailleur social du Banlay, qui possède là un quart de son parc immobilier de Nevers, le PRU se traduira par la démolition de 11 de ses 26 immeubles – les quatre autres concernés appartenant à 1001 Vies Habitat, ex-Coopération et Famille. Cette opération d’ampleur, destinée à abaisser le taux de vacance (supérieur par endroits à 30 %), constitue également un complexe "chantier" humain, avec le relogement des ménages vivant dans ces immeubles voués à la disparition.

Fort de son expérience du PRU de la Grande-Pâture, l’office HLM a davantage anticipé et fait de cette question sensible et cruciale la mission exclusive d’un de ses agents. Quatre phases de relogement ont été programmées, pour un total de 190 locataires. Les deux premières sont achevées, la troisième a été lancée en décembre 2020. Pour la phase 1 – les bâtiments des 12-14 impasse Gustave-Flaubert et les numéros 2 à 8 rue Henri-Foucaud –, 39 locataires étaient concernés : 34 ont été relogés dans le parc de Nièvre Habitat, dont 24 au Banlay et 10 dans Nevers et son agglomération. Lors de la phase 2 (1-10 rue Emile-Combes), 48 locataires ont été relogés, dont 45 dans le parc Nièvre Habitat (28 au Banlay, 17 hors du quartier) ; les trois autres ont quitté le département.

« Il y a toujours une volonté forte de rester sur le quartier », constate Cécile Rémillier, directrice de Nièvre Habitat. « L’attachement est fort. » D’où le soin apporté au relogement, qui « demande un gros travail d’accompagnement » au fur et à mesure de la programmation des démolitions : « Cela peut prendre d’un à six ou sept mois, voire un an. Plus on avance, plus les gens comprennent que c’est leur tour. On se donne le temps, pour faire en sorte que tout le monde trouve son chemin. »

La mission est délicate, au cas par cas, pour la chargée du relogement : « La relation est très forte avec le locataire. Au cours des entretiens, on entre dans la vie des gens, ils racontent des choses qu’ils ne disent pas à tout le monde », souligne Cécile Rémillier. Quitter son logement, son immeuble, « c’est un deuil à faire », des pans de vie à empaqueter, l’horizon quotidien à réinventer : « Tout le passé remonte, toute l’enfance, toute la vie pour certains. » Nièvre Habitat veille à rendre la transition aussi indolore que possible : « Tous les frais de déménagement sont pris en charge, tout est remis en place, jusqu’aux cadres, aux lustres et aux tringles à rideaux. Et on assure l’accompagnement administratif avec une conseillère sociale, pour toutes les démarches. » Si le départ est un arrachement, l’arrivée dans le nouveau logement panse les plaies plus rapidement que prévu : « On se rend compte qu’en fait les locataires passent à autre chose très vite. »