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Nevers Agglo ça me botte #4

Nevers Agglo ça me botte #4

Notre Agglo, un magazine
Mercredi 26 octobre 2022

Donner toute sa place à l’arbre, aujourd’hui et demain (2/3)

Plantation d'un chêne au square Mendès France par les agents du service Espaces verts (janvier 2022).
Ils sont plus de 28 000 à prendre racine et à cohabiter avec les Neversois. Remarquables ou secrets, découvrons le rôle joué par le service Espaces verts de la Ville de Nevers et la volonté municipale d'atteindre les 33 000 arbres plantés d'ici 2026.

Le rôle bien ancré du service Espaces verts

Enrichir le patrimoine arboricole de la Ville de Nevers et sa résistance face aux aléas

L’entretien des arbres sur l’ensemble du territoire de Nevers est réalisé par le service Espaces verts. La cellule conception/production (9 agents) planifie les plantations, tandis que l’équipe arboricole (2 agents) réalise l’entretien de ce patrimoine. « Nous pratiquons différentes tailles toute l’année. Notre rôle est de former et guider les arbres dans leurs premières années afin qu’ils cohabitent au mieux avec le milieu urbain », détaille Romain Cheuton, élagueur à la Ville de Nevers. Ces techniques permettent d’assurer leur confort, de prévenir les maladies et de prolonger leur vie dans les meilleures conditions. « Depuis 2016, les sujets sont taillés en sec, c’est-à-dire quand ils n’ont plus de feuillage. C’est un plus pour la biodiversité », indique Xavier Haran, directeur de l’Espace public. Les plantations sont quant à elles réalisées en hiver par les 16 agents des équipes de secteur.

Pour que l’arbre soit capable d’assurer convenablement tous ses bienfaits, il faut choisir avec précision les essences et le lieu de plantation en fonction des contraintes urbaines et climatiques. C’est pourquoi le service Espaces verts favorise aujourd’hui l’utilisation d’essences résistantes à un climat chaud et sec comme le chêne vert et les essences dites indigènes, tout en étant capables de survivre à des hivers rigoureux.

Une attention particulière est également portée à la diversification des espèces d’arbres. Cette méthode présente un triple intérêt : une meilleure résistance aux parasites et aux maladies, des refuges plus variés pour attirer des espèces différentes d’oiseaux et d’insectes et surtout un enrichissement de notre patrimoine horticole.

Intensification du patrimoine arboricole : objectif 33 000 arbres

La déminéralisation des sols, la réduction des îlots de chaleur, la décarbonation et le renforcement de la biodiversité comme objectifs

Le début de la saison de plantations est une échéance symbolique chaque année. Elle s’étale en temps normal de décembre à mars, période où l’activité biologique de l’arbre est la plus faible. C’est donc à ce moment-là que ce dernier est le plus apte à supporter sa transplantation de la pépinière à son lieu d’installation final, renforçant aussi ses chances de reprise.

Depuis quelques années, la Ville plante plus d’arbres qu’elle n’en coupe. La tendance actuelle est à l’intensification des plantations, avec un objectif de 33 000 arbres plantés d’ici 2026, soit 1 arbre par habitant, ce qui représente une augmentation de 22 % sur 5 ans. Point de lubie, juste une véritable politique environnementale engagée en faveur de la réduction des îlots de chaleur urbain, la déminéralisation des sols, la décarbonation de la ville et le renforcement de la biodiversité.

Si des abattages sont parfois nécessaires[1], la collectivité s’engage chaque année à planter entre 100 et 200 arbres, pour un coût moyen proche de 300 € par sujet.

Dans les quartiers Baratte, Banlay et Grande Pâture, des fruitiers ont été introduits, tant pour les habitants, avec un apport pédagogique, que pour créer une réserve de biodiversité, source de nourriture et d’habitat pour la faune.

Pour la municipalité, le pari de l'avenir et de la résilience

Une révolution dans la gestion et la stratégie de plantation de la Ville

« S’il est toujours un acteur indéniable de l'esthétique et de la qualité de notre paysage et de notre patrimoine, l’arbre en milieu urbain est désormais (enfin !) regardé et considéré comme un soutien indispensable à la biodiversité et un allié pour notre confort climatique. Avec les risques liés aux aléas climatiques et surtout au manque d’eau, la politique arboricole de notre ville vit depuis quelques années une révolution dans sa gestion et sa stratégie de plantation.

Dès 2014, nous avons engagé une politique de renouvellement de notre trame arborée : remplacement progressif des sujets les plus fragiles, mal implantés et sans grande espérance de vie par des essences résistantes aux sécheresses et mieux adaptées pour grandir, s'épanouir et vieillir en milieu urbain. La bonne essence plantée au bon endroit et dans les meilleures conditions pour offrir à notre ville de futurs centenaires en pleine santé !

Finies les plantations solitaires en fosses individuelles, place aux plantations collégiales en tranchée pour créer des structures variées, denses, solidaires entre elles et surtout pérennes. Le résultat de cette belle canopée sera apprécié dans… 40 à 50 ans, c’est pourquoi, même si chaque abattage est une décision douloureuse, nous faisons le pari de l’avenir, de la longévité et de la résilience en donnant à chaque arbre la place qu’il mérite », explique Anne Wozniak, adjointe déléguée à l'Environnement naturel et à l'urbanisme.

 
[1] Pour plus de précisions, consultez la page La politique de l’arbre en ville.

En savoir plus

  • 28 200 arbres sur le territoire de Nevers en 2022
  • + 1500 jeunes plants
  • 2 500 arbres plantés cette année
  • 125 000 € le budget « arbres » de la Ville (acquisition, taille et expertise arboricole)

 

► L'arbre en ville : l'allié de demain (Dossier l'arbre en ville 1/3)
► Seigneurs centenaires et forêts en devenir (Dossier l'arbre en ville 3/3 - vendredi 28 octobre)
La politique de l'arbre en ville

 

Pour aller plus loin :

Une politique environnementale engagée (avril 2022)
► Les petits gardiens de la nature (janvier 2022)
Un petit verger planté au Banlay (novembre 2020)