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Exposition : Les œuvres sortent de leurs réserves

Les œuvres sortent de leurs réserves

Du 15/09 au 28/11 - Musée de la Faïence
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Centre de vaccination

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Mardi 31 août 2021

Assistant·e maternel·le, un métier passion

Patricia Moulinot, assistante maternelle indépendante depuis 29 ans et les quatre enfants (de 1 à 6 ans) qu'elle accompagne.
Premier mode d’accueil de la petite enfance en France, sollicité par les parents, le métier d’assistant·e maternel·le relève avant tout d’une vocation professionnelle porteuse d’une ambition éducative forte, au service des enfants. C’est également un métier qui cherche aujourd’hui de nouvelles recrues. Dossier (1/3).

Lorsque vient le moment de la reprise du travail, il n’est jamais aisé pour un parent de confier la « garde » de son enfant à une nouvelle personne. Méconnu et pourtant essentiel, le métier d’assistant·e maternel·le va pourtant au-delà de cette simple attente. « Il permet d’accompagner de manière individualisée les enfants de 0 à 3 ans, et même au-delà, dans leur développement et leur épanouissement, d’être au plus près de leurs besoins tout en étant à leur écoute et en proposant des activités adaptées », étaye Alexine Turlier, animatrice RAM (Relais assistant·es maternel·les) à la Ville de Nevers.

« L’accueil qui est proposé par ces professionnelles de la petite enfance, que ce soit dans le cadre du RAM ou à la crèche familiale Les Lucioles, se fait toujours en compagnonnage et dans la continuité éducative de ce que proposent et souhaitent les parents, qui peut aller jusqu’au maternage proximal (portage, soutien à la poursuite de l’allaitement, etc.) », indique Iris Gallois, adjointe déléguée à l’Enfance, la Jeunesse et l’Éducation.

Si cette profession n’a de cesse de prouver son essentialité, notamment depuis le début de la crise sanitaire, en s’adaptant aux horaires atypiques des parents eux-mêmes sollicités, elle se fait également vieillissante :

plus de 60 % des assistant·es maternel·les de Nevers, sur la centaine actuellement en poste (11 aux Lucioles, 93 indépendantes), ont plus de 50 ans.

C’est donc une profession qui recherche de nouvelles forces vives, aussi bien à domicile, qu’en MAM (Maison d’assistant·es maternel·les).

Comment devient-on assistant·e maternel·le ?
 

Pour exercer ce métier, il faut faire une demande d’agrément auprès de la PMI (service de Protection maternelle infantile) du département de résidence, en remplissant le Formulaire Cerfa n°13394. Après étude du dossier, des entretiens et des visites au domicile ont lieu et une décision est donnée.

Les futur·es assistant·es maternel·les doivent ensuite suivre une formation de 120 heures pour se professionnaliser, dont 80 heures effectuées avant le premier accueil. Ils doivent également passer des épreuves du CAP Accompagnement éducatif petite enfance (AEPE). Les 40 heures restantes sont effectuées après le premier accueil.

L’agrément est valable 5 ans et peut être renouvelé à cette issue.

Pour Patricia Moulinot, assistante maternelle indépendante depuis 29 ans : « L’amour et surtout la patience sont les deux grandes vertus que l’on doit avoir pour exercer ce métier. J’ai fait le choix de l’indépendance pour conserver un lien de confiance avec les parents et les enfants que j’accompagne. »

Et le salaire ?
 

Le salaire varie en fonction du nombre d’enfants accueillis, des heures d’accueil hebdomadaire ou encore des semaines travaillées dans l’année. L’agrément permet à un·e assistant·e maternel·le d’accueillir jusqu’à 4 enfants en même temps. Le salaire varie donc en fonction du nombre de contrats.

À domicile, dans un tiers-lieu, à la crèche familiale ou au RAM
 

Toutes les assistantes maternelles de Nevers exercent à leur domicile. Celles qui sont rattachées à la crèche familiale se réunissent régulièrement avec les enfants. Ces derniers profitent des activités organisées par l’éducatrice de jeunes enfants tandis que les assistant·es maternel·les retrouvent un cadre professionnel hors du domicile. De leur côté, les assistant·es maternel·les indépendant·es ont la possibilité de fréquenter le RAM, où différentes activités d’éveil et des ateliers de professionnalisation sont proposés.

Des projets fédérateurs au sein du RAM et du futur Espace Magda-Gerber

 

Si les assistant·es maternel·les des Lucioles bénéficient des formations et des activités de socialisation proposées par la crèche familiale, les indépendant·es peuvent elles aussi, si elles le souhaitent, se retrouver avec les enfants, lors des temps de regroupement, d’échanges et d’activités proposés par le RAM. Certaines ont même participé ou participent à des projets fédérateurs comme « Le Salon des P’tits Lecteurs ».

L’espace Magda Gerber, futur pôle dédié à la petite enfance qui ouvrira ses portes fin 2022, permettra de réduire ce sentiment d’isolement rencontré par certaines professionnelles. Regroupant le RAPE, le RAM, la crèche familiale Les Lucioles, le multi-accueil Frimousse et l’accueil de loisirs maternel Baratte, ces structures bénéficieront d’espaces modulaires et d’une grande salle d’éveil et de motricité qui favoriseront la mutualisation des pratiques et des projets.

En savoir plus

► Article À la découverte de la crèche familiale Les Lucioles - Dossier 2/3 (1er septembre 2021)
► Article Une future Maison d’assistant·es maternel·les à Nevers ? - Dossier 3/3 (2 septembre 2021)

 

► Page La petite enfance à Nevers
► Page Les structures d'accueil de la petite enfance
► Page Le Relais assistants maternels