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Exposition : Les œuvres sortent de leurs réserves

Les œuvres sortent de leurs réserves

Du 15/09 au 28/11 - Musée de la Faïence
Les prises de rendez-vous se font par téléphone uniquement au 03.58.58.33.33.

Centre de vaccination

Salle des Eduens - Prise de rendez-vous : 03.58.58.33.33
Vendredi 14 mai 2021

Alarue ne fait pas l'impasse

Les Zaccros feront leur cinéma, et plus que ça, du 5 au 11 juillet prochain.
Annulée en juillet 2020, la 21e édition des Zaccros d'ma rue est programmée du 5 au 11 juillet prochain, à Nevers et dans l'agglomération.

L’an passé, la crise sanitaire avait eu raison de la 21e édition des Zaccros d’ma rue, annulés en juillet et recalibrés en Petits Z’accros d’automne, sur fin septembre et début octobre. Cette fois-ci, « ce sera juillet... quoi qu’il en coûte », glisse avec un sourire frondeur Françoise Ducourtioux, directrice artistique de l’association Alarue.

Sauf oukase de force majeure, donc, du 5 au 11 juillet, la 21e édition du festival des arts de la rue aura enfin lieu. Mais pas tout à fait comme d’habitude... L’ombre portée du virus amenuise toujours l’espace public, décourage les déambulations qui animent les rues au sac et ressac des marées humaines. Priorité aux cours d’école (publiques et privées), aux jardins de l’ex-Banque de France. Le tout dans un flou qui n’a rien d’artistique : « On n’a aucune nouvelle du gouvernement sur le protocole à appliquer. De toutes façons, le ministère ne parle pas des festivals de théâtre de rue, alors qu’ils forment un maillage important pendant l’été », s’agace Françoise Ducourtioux.

À ses côtés, dans les locaux de l’association quai de Médine, Stéphanie Roy, responsable de l’administration et de la production, et Marine Armbruster, chargée des actions culturelles et de la communication, font elles aussi les comptes d’une année paradoxale, à trouver des aspérités et des interstices où faire pousser la création et l’espoir. « Même si on n’est pas les plus à plaindre », tempère Stéphanie Roy. « On ressent quand même de l’usure mentale, à sans cesse construire et déconstruire. Cela fait un an qu’on est là-dedans. »

Usure, aussi, à se cogner aux murs du confinement et de ses variations quand on a pour raison d’être le grand air, la fête et l’espace public.De projets annulés (avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation) en actions de territoire contrariées dans les quartiers Politique de la ville (« les ateliers d’écriture tombent comme des cheveux sur la soupe »), l’année d’Alarue a avancé cahin-caha, avec pour rare éclaircie l’accueil de compagnies en résidence. Extérieur nuit, intérieur sombre, l’équipe attend le rendez-vous de début juillet comme le happy end d’un mauvais film. Cela tombe bien, la 21e édition s’appelle « Les Zaccros font leur cinéma ».

Sébastien Chabard