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Un été à Nevers, baignade en eau vive et animations à gogo.

Un été à Nevers 2018

Du 2 juillet au 30 août
Les Zaccros ont la frite pour leur 19e édition !

Les Zaccros

Du 2 au 8 juillet - Nevers Agglomération
Braderie et vide-dressing ne feront plus qu'un le 1er juillet prochain.

Braderie / vide-dressing

Dimanche 1er juillet, 9h-19h (centre-ville).
Mercredi 6 juin 2018

50 ans aux petits soins des enfants et des familles

De jeunes sourds sont accueillis au SESSAD, l'un des services du Fil d'Ariane.
Le Fil d’Ariane a dévidé la pelote de ses 50 ans d’action au service des enfants et des familles, à Nevers et dans la Nièvre. Une pelote qui n’a cessé de croître : au Centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) originel ont été ajoutés trois établissements pour mieux répondre aux difficultés des enfants et adolescents, en hausse préoccupante ces dernières années, et des familles.

De la naissance aux débuts dans la vie adulte, le Fil d’Ariane a accompagné la vie de milliers de Nivernais depuis la création du Centre médico-psychopédagogique (CMPP) de Nevers, en 1967. Un établissement ouvert impasse des Ursulines, à Nevers, sous l’impulsion de François Mitterrand, alors président du Conseil général de la Nièvre, et de Jean Deygout, chargé de mission à la direction des personnels d’enseignement au ministère de l’Education nationale – et natif de Montigny-aux-Amognes.

« C’était à la fois une structure de soins et de psychopédagogie », explique Thierry Jouanique, directeur de l’association. « Pendant longtemps, d’ailleurs, c’est l’inspecteur d’Académie qui était président de droit. » Avec quelques mois de retard, la récente célébration des 50 ans a fait revivre l’histoire de ce pôle d’action médico-sociale dont le développement a épousé l’amélioration du suivi des enfants et adolescents en difficulté, et de leur famille (voir chronologie) : création du CAMSP pour les 0-6 ans, du SESSAD pour les jeunes atteints de surdité ou de troubles sévères du langage, et enfin de la Maison des adolescents (MDA) pour les 11-25 ans. « Nous avons aussi un dispositif spécifique sur l’autisme », précise Thierry Jouanique.

Cœur historique de l’association, le CMPP a évolué avec son temps : « Il y a 50 ans, on ne différenciait pas le diagnostic et le traitement. Une famille pouvait attendre un à deux ans avant d’être reçue. Maintenant, l’accueil se fait le plus rapidement possible pour que la famille ait un diagnostic rapidement. Une famille qui nous sollicite peut être reçue dans les quinze jours. »

Basé depuis 2015 dans des locaux plus vastes, rue des Docks, le Fil d’Ariane emploie près de 100 personnes, à Nevers et dans les antennes de Château-Chinon, Corbigny, Cosne-sur-Loire et Decize, voire en camping-car pour deux thérapeutes de la MDA qui sillonnent la Nièvre au plus près des jeunes. La désertification médicale qui sévit dans le département épargne l’association, selon son directeur : « Nous avons neuf médecins spécialistes – psychiatres, pédopsychiatres, ORL – et une vingtaine de psychologues et neuropsychologues. Nous avons recruté une infirmière pour la MDA, et nous allons embaucher des kinés. »

L’ouverture d’une antenne à Clamecy et le doublement de l’activité de l’antenne mobile de la MDA (de deux jours et demi à cinq jours par semaine) font partie des projets du Fil d’Ariane, qui remet sans cesse les pratiques sur le métier : « Nous développons beaucoup les actions hors les murs, avec les enseignants, les professionnels de la petite enfance, les familles. En alliant le préventif et le curatif. Nous voulons aussi mettre en place la téléconsultation, et créer un Service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) pour les sourds adultes. »

Cinquante ans d’expérience ont affiné le regard de l’association, que préside depuis deux ans Danièle Béthencourt : « Nous sommes un mini-observatoire de la santé dans la Nièvre », insiste Thierry Jouanique. « Actuellement, nous suivons 2 500 enfants et adolescents. Ces dernières années, la hausse est préoccupante : nous avons eu parfois + 10 voire + 15 % par an. » Savoir ce que deviennent ces jeunes une fois l’accompagnement terminé est un des objectifs à court terme : « Nous voulons mettre en place un suivi à trois ans. »

Le budget du Fil d’Ariane, (4,5 M€ par an) est alimenté par l’Agence régionale de santé, le Conseil départemental et, dans une moindre mesure, par l’Education nationale : « Nous avons une mission de délégation de service public. Nous devons rendre compte à nos financeurs de chaque euro dépensé. Notre satisfaction, c’est le retour des familles. »

Sébastien Chabard

En savoir plus

1967 : ouverture du Centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) de Nevers, impasse des Ursulines.

1985 : création du Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP).

1993 : l’association gestionnaire prend le nom de Fil d’Ariane.

2003 : démarrage du Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

2015 : déménagement du Fil d’Ariane rue des Docks, dans d’anciens bâtiments de France Télécom, et naissance de la Maison des adolescents.