Aller au contenu principal

TMN saison 2022-2023 : la billetterie est ouverte !

TMN : saison 2022-2023

Billetterie en ligne ouverte depuis le 10 juin
www.moustigre.org

www.moustigre.org

Privé d'accès à l'eau, le moustique-tigre ne se reproduit pas.
Boucles bien-être

Boucles bien-être

Nouveauté : partez à l'assaut des boucles bien-être !
Mardi 14 juin 2022

102 femmes se défendent

© Ville de Nevers
Le 8 juin dernier, la Maison des Sports accueillait une centaine de femmes lors d'un atelier d'initiation à la self-défense.

Dans le cadre d'une journée dédiée à la lutte contre le harcèlement de rue*, la Ville de Nevers a proposé un atelier de self-défense aux femmes désireuses de développer des techniques susceptibles de déjouer les plans des agresseurs.

Animé par Raphaëlle Malderez, formatrice Amazon Training à l'Académie des arts de combat, le module, gratuit, faisait suite à une matinée d'échanges entre élus et "professionnels concernés", c'est à dire susceptibles de devoir accueillir, à un moment ou à un autre, des victimes de violences sexistes et sexuelles (personnel urgentiste, Justice, associations - CIDFF, AFED, Andavi, France Victime). L'occasion de déplorer, une fois encore, le manque de considération envers la parole des victimes.

En "attendant" que l'oreille publique s'assouplisse, il faut bien faire avec les quelques moyens à disposition. Numéros d'urgence tels que le 3919, mise en lumière des associations (souvent bénévoles) qui oeuvrent au quotidien pour guider les victimes... et impressionnante réunion de femmes désireuses d'apprendre les bases de l'auto défense. Car elle étaient nombreuses et remarquables, avec leur t-shirt noir collectif, dans cette Maison des Sports cathédraélique.

Elles venaient de tous horizons : tous les âges, toutes les couleurs, toutes les confessions, tous les niveaux... malheureusement unies dans le sexisme. Des exercices en solo ou deux par deux suivaient des démonstrations de Raphaëlle Malderez. Les ateliers avaient des airs de jeux de rôles, de pas de deux parfois hésitants, mais en tout cas dans une ambiance amicale malgré la gravité de la thématique.

Si ce moment sororal s'est surtout articulé autour des agressions dans l'espace public, rappelons toutefois qu'il peut s'avérer précieux pour l'espace privé. En effet, les violences sexistes et sexuelles ne concernent pas que la rue et, dans la grande majorité des cas, la victime connaît son agresseur**. Les violences sexistes et sexuelles traversent tous les murs.

Et maintenant, pourquoi ne pas imaginer un atelier de self-éducation pour les hommes ? Car les femmes ne sont pas les seules à devoir trouver l'énergie pour apprendre : n'oublions pas que la lutte passe aussi par l'éducation des hommes (de tous les milieux).

POUR RAPPEL : Le harcèlement de rue est un délit passible d’une amende immédiate de 90 euros minimum et jusqu’à 1 500 euros en cas de circonstances aggravantes.

* 81% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement de rue (source : enquête Ipsos, 2020).

** 86,3% des victimes connaissent leur agresseur (source : Ministère de la Sécuité Publique, 2016). 70% des agressions sont commises dans une résidence privée (source : Ministère de la sécurité publique, 2015).

 

Le point sur les différents types de violences sexistes et sexuelles

Agissement sexiste : « Tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant .» (Article L1142-2-1 du code du travail. Article 6 bis de la loi de 1983.)
Outrage sexiste : « Le fait d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. » (Article 621-1 du code pénal.)
Injure publique à caractère sexiste : « Une injure est une parole, un écrit, une expression quelconque de la pensée adressés à une personne dans l’intention de la blesser ou de l’offenser. » (Article 33 de la loi de 1881.)
Harcèlement sexuel : « Des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. » (Article L1153-1 du code du travail. Article 6 ter de la loi de 1983. Article 222-33 du code pénal.) « Est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers.» (Article L1153-1 du code du travail. Article 6 ter de la loi de 1983. Article 222-33 du code pénal.)
Agression sexuelle : « Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. » (Article 222-22 du code pénal.)
Viol : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. » (Article 222-23 du code pénal.)

En savoir plus

Si vous êtes victime de violences :

  • appelez le 3919, 7j/7 et 24h/24 (visio et traduction en langue des signes disponibles avec l’application Rogervoice sur smartphone ou via l’icône téléphone en pied de page sur le site)
  • appelez "Enfance en danger" si vous êtes mineurs au 119, ou utilisez le formulaire en ligne https://www.allo119.gouv.fr/ disponible 7j/7 24h/24.

Si vous êtes en danger :

  • appelez la police au 17
  • envoyez un sms au 114 si vous ne pouvez pas parler
  • ou discutez avec la police de façon anonyme, 24h/24 sur https://www.service-public.fr/cmi.

Dispositifs d’accompagnement des femmes et enfants victimes de violences mis à disposition par le collectif Nous Toutes par départements.